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A propos de tarification de l’électricité dans les zones rurales

On peut constater que le prix du kWh dans les zones urbaines diffère de ceux pratiqués dans certaines zones rurales.

Eu égard à une accélération de l’électrification dans les zones rurales, un certain partenariat public-privé a institué une participation du secteur privé par le biais de concessions gérées par des entreprises privées. Ces dernières se comportent comme la Senelec et vendent l’électricité à un prix des fois très élevé. Le prétexte serait une rentabilisation de leur investissement, ce à quoi un privé ne saurait déroger.

Cependant les différences de prix sont énormes, des fois plus du double, la Senelec appliquant un tarif de 117 fCFA par kWh, là où des opérateurs se font payer par exemple 240 fCFA par kWh. L’explication serait une rentabilisation obligatoire de l’investissement du promoteur, le tarif élevé provenant d’une faiblesse de consommation par l’abonné, et qu’à un certain volume, le tarif serait équivalent à celui de la Senelec.

Bien entendu, dans les zones où intervient la Senelec, quel que soit le volume de consommation, le tarif n’est pas assujetti à une variabilité si prononcée.

Il convient de noter qu’un service public n’est pas un secteur marchand où l’on cherche à s’octroyer une marge bénéficiaire pour s’enrichir. Comme le veut la Constitution, il appartient, d’une manière égale à la population qui en est l’actionnaire unique et qui achète le service. Cet achat vise tout simplement un remboursement des dépenses effectuées, en vue de la pérennité du système. Toutefois, une marge bénéficiaire ne saurait faire défaut, mais, sans être exagérée, elle devrait plutôt alimenter une réserve pour d’éventuels aléas, et servir à étendre le réseau où l’améliorer. Dans le cas d’une marge appréciable, la rémunération de cet actionnaire unique devrait être tout simplement une ristourne sous forme de baisse du tarif. C’est la raison pour laquelle, un service public est cédé au moindre coût.

C’est ainsi que le fait d’y introduire un privé pour des raisons de difficultés financières, devrait faire l’objet d’une étude minutieuse. En effet, comme tout le monde devrait le savoir, un privé va chercher à fructifier son capital.

Il convient alors tout simplement de discuter avec lui des modalités de remboursement de son capital ainsi que de sa rémunération, eu égard à un délai de retour d’investissement bien défini, sans que cela influe sur le tarif applicable à la population. Autrement dit, ce privé devrait tout simplement se comporter comme une banque qui cherche à fructifier son apport au capital sans être un actionnaire.

Dès lors, la société désignée pour gérer le service public devrait veiller à rembourser le privé pour ses efforts d’investissement et devrait exploiter les ouvrages réalisés comme faisant partie intégrante de son patrimoine, lequel se trouve être celui de l’Etat.

On peut toutefois laisser le privé gérer les ouvrages réalisés et encaisser ses ventes. Mais il devrait le faire pour un certain délai, correspondant au retour de son investissement, ainsi que de ses frais de fonctionnement et de sa rémunération. Après ce délai, il arrête ses activités d’exploitation,  la société désignée par l’Etat devant prendre la relève tout simplement.

Dans le cas de la distribution de l’énergie électrique, les concessionnaires auraient pu tout simplement appliquer le même tarif que celui de la Senelec.  Alors le complément devant correspondre au remboursement complet de leur investissement, frais de fonctionnement et rémunération, pourrait leur être payé suivant des modalités définies à l’avance, sans intégrer le tarif applicable.

De ce fait, après le délai du retour d’investissement, la Senelec, continue l’exploitation normale des ouvrages.

Une autre solution consisterait à laisser la Senelec exploiter les ouvrages réalisés par ces privés qui se feront payer les montants de leur investissement, frais de fonctionnement et rémunération, suivant des modalités définies d’un commun accord.

Ceci permettrait à la population de souffrir moins, et de faire du service de l’électricité un vrai levier de développement pour une bonne marche de l’économie du pays. En effet, pour un vrai développement du PIB (Produit Intérieur Brut), il appartient au monde rural (agriculture, élevage et pêche) d’être en première ligne, et autant que possible, faire usage de l’électricité comme un vrai levier de développement, surtout pour la conservation des produits frais, ainsi que les premières transformations, en vue de maintenir et amplifier les rendements. Si cette base s’amplifie, il peut être normal de s’attendre à une production satisfaisante pouvant servir de matière première pour l’agro industrie et par conséquent, d’un impact positif notable sur le PIB. Et pourquoi pas ?

Pour une meilleure gestion du service public avec la participation du secteur privé

On constate une tendance actuelle poussant les acteurs privés à participer dans la gestion du secteur public, dans un cadre généralement intitulé « partenariat public privé ».

Ceci pourrait accélèrer l’électrification sur le territoire. Cependant, une trop grande liberté visant à mettre à l’aise un opérateur privé  pourrait aboutir à une perversion du secteur public, en lui permettant de l’aliéner, parce que cherchant le maximum de profit au risque de changer les règles du jeu.

Il est important de noter une bonne fois pour toute, qu’un service public n’a pas pour vocation d’enrichir qui que ce soit, mais de servir de levier pour le développement économique dans l’intérêt général, au moindre coût, et dans un traitement égalitaire de la clientèle.

C’est cela la règle du jeu.

Quand on y introduit un privé dans l’idée d’une concurrence avec l’opérateur public déjà en place, le problème est d’emblée faussé.

Quand on y introduit un privé dans l’idée de lui permettre de faire du profit, le problème est aussi d’emblée faussé.

Comment peut-on mettre en concurrence des éléments qui n’ont pas les mêmes bases ?

Comment peut-on permettre à un privé de gérer un service public qui doit être fourni au moindre coût, tout en lui consentant d’y faire du profit ?

Il convient de savoir qu’un opérateur  privé qui se sent libre a plus d’un tour dans son sac, et que tromper le client et même l’Etat n’est en général pour lui qu’un jeu d’enfant.

Dès lors, les idées consistant à leur permettre de faire des profits pour s’en sortir ne font que rendre plus difficile le problème.

Il est important de savoir que, quand on introduit le secteur privé dans un secteur public, ce n’est pas pour rendre ce dernier plus abordable. C’est plutôt pour accélérer les investissements et permettre son extension rapide en vue d’un maillage complet du territoire pour que toute la population puisse être servie rapidement. Il faut peut-être rappeler que c’est cette population qui fait le développement et rien ne vaut la participation de tous. Les prix seront alors homologués et faire l’objet d’une péréquation pour être accessible à toute la population.

Dès lors il convient tout simplement d’inviter le secteur privé à y participer et contribuer à son extension dans les zones non encore desservies, mais en respectant les mêmes conditions imposées par la règle du jeu ci-dessus définie. Il aura droit alors à une exploitation du service dans un délai déterminé, en vue d’une récupération de son investissement ainsi que de sa rémunération, eu égard à un contrat bien défini avec l’Etat.

Cette récupération ne viendra pas forcément de ses ventes qui devront respecter le moindre coût, mais faire l’objet d’un simple complément le cas échéant. Ce complément pourra revêtir la forme d’une subvention de la part de l’Etat.

Une fois son investissement et sa rémunération retrouvés, il devra laisser l’exploitation à l’opérateur public.

Ce dernier n’a pas à priori un problème d’exploitation du service mais plutôt d’investissement que l’opérateur privé vient tout simplement régler et partir.

Pour régler tout cela, l’Etat devrait gérer un compte dans lequel, il devrait introduire tout surplus provenant de la cession d’un service public soumis au moindre coût. Il devrait aussi doter ce compte annuellement à partir de son budget pour lui permettre de faire face à ses défis.

Il devra aussi prendre dans ce compte pour combler tout déficit résultant d’une vente d’un service public au moindre coût. Ceci devrait même inclure le remboursement des dettes résultant de prêt auprès des bailleurs de fonds pour l’extension du service.

Comment définir le moindre coût ?

Ceci devrait faire l’objet d’un consensus regroupant l’ensemble des acteurs dont une bonne représentation de la population.

Il s’agira d’un prix homologué et faisant l’objet d’une péréquation sur tout le territoire.

Il s’agira aussi d’un prix accessible à la population, notamment à celle des zones les plus défavorisées.

Ceci bien réglé, le résultat final va se répercuter sur le PIB (Produit Intérieur Brut) du pays.

Les activités économiques vont connaître plus d’essor, l’Etat pouvant récupérer plus d’impôt sur le revenu de la population.

Il va de pair que tout ceci devrait faire l’objet d’une bonne information continuelle auprès de la population.

 

 

 

Rentabilité d’une utilité publique

 

On a souvent tendance à mesurer la rentabilité d’un projet en faisant une comparaison entre les rentrées d’argent prévues lors de son exploitation, par rapport aux dépenses d’investissement et d’exploitation qu’il implique.

Il convient cependant de noter que quand il s’agit d’une utilité publique, la rentabilité n’est pas directe.

En effet, une utilité publique n’a pas pour vocation de créer de la richesse propre, par elle-même, mais d’accélérer les activités économiques créatrices de richesse dont celles du secteur privé particulièrement.

Les rentrées d’argent ne vont pas concerner directement l’utilité publique en elle-même mais toute l’activité économique qu’il accélère du fait de son caractère transversal.

C’est pourquoi c’est un levier de développement.

Sa vocation est de rester pérenne, et de servir de support et d’actionneur pour les acteurs du PIB (du secteur privé en particulier ainsi que de tous les autres), lesquels se trouvent être sa clientèle, pour le bon fonctionnement de toute l’économie.

Il doit satisfaire complètement la demande des acteurs du PIB dont la croissance correspondante doit être suffisante pour rembourser ses dépenses et investissements dans les délais prévus.

Si la demande des acteurs de ce PIB pour l’utilité publique concernée augmente, il devrait s’en suivre une augmentation de l’utilisation de cette dernière ainsi que de sa marge bénéficiaire.

Il convient toutefois de noter que dans le cas d’un service public comme la santé, on  ne souhaiterait pas avoir beaucoup d’activités, le maximum de qualité étant cependant requis.

De même, concernant l’éducation, la sécurité, les médias d’Etat, ainsi que les loisirs (parcs, patrimoines culturels, …), il convient de les traiter comme des services nécessaires que l’on gère tout simplement à la hauteur des besoins ressentis. Il s’agit à la fois de services pouvant constituer une finalité consommant le PIB, et pouvant aussi le motiver.

S’agissant par ailleurs des utilités publiques comme l’eau, l’électricité, le téléphone, le transport, la poste, il faut les considérer comme des outils absolument nécessaires à la croissance du PIB qui doit alimenter toutes les dépenses du pays. On devrait alors pouvoir mesurer la rentabilité de ces utilités publiques eu égard à leur capacité à satisfaire cette finalité qui leur est dévolue. Bien entendu, ces utilités publiques comportent aussi un côté bien être pour l’homme qui doit toutefois être satisfait après leur rôle principal consistant à promouvoir le PIB.

Il faut aussi noter qu’entre ce PIB et les recettes fiscales de l’Etat, il y a une corrélation qui se situe aux environs de 15% pour le Sénégal et certains pays d’Afrique, alors qu’il peut atteindre des valeurs supérieures dans d’autres pays.

Ainsi donc, l’augmentation de la demande, pour une utilité publique, devrait entraîner celle de la croissance du PIB et parallèlement, celle des recettes fiscales de l’Etat. Ceci est très important à savoir.

Par conséquent, si cette demande des acteurs du PIB est entièrement satisfaite et que la croissance correspondante de ce PIB est suffisante pour rembourser l’investissement de l’utilité publique ainsi que ses dépenses, le projet peut être considéré comme rentable pour l’économie globale.

Il reste cependant que la gestion de cette rentabilité dépend de la méthode retenue par l’Etat. Le remboursement du financement peut être assuré par le service public concerné, entièrement ou partiellement, l’Etat en garantissant l’effectivité complète par une subvention éventuelle.

Il faut noter par ailleurs que les tarifs du service  public sont normalement régis par la méthode du moindre coût, qui voudrait que le coût de revient correspondant soit géré avec le maximum d’économie, en restant aussi faible que possible avec toutefois un maximum de qualité. Il y a ensuite que la marge entre le tarif retenu par l’Etat et ce coût de revient est ensuite régulée avec des normes qui définissent sa quantification et sa redistribution pour le bon fonctionnement de l’économie globale. Il peut s‘en suivre ainsi la dotation de fonds spéciaux comme un fond de préférence qui pourrait servir à venir en aide à des activités économiques en difficulté (même privées) pour veiller à un fonctionnement cohérent, synchronisé et accroissant de l’ensemble de l’économie.

Cette méthode du moindre coût voudrait ainsi que les acteurs du PIB utilisent l’utilité publique au maximum. Il en découle alors plus de croissance et également plus de recettes fiscales, ceci mettant l’Etat beaucoup plus à l’aise, pour faire face à la nécessité d’éventuelles subventions au bénéfice des services publics. Ceci devrait permettre à l’Etat de doter un fonds destiné à subventionner un quelconque service public qui en aurait besoin.

Si toutefois la marge entre le tarif imposé au service public et le coût de revient est suffisante après remboursement des termes de l’investissement ainsi que des dépenses d’exploitation, la rentabilité revêt un caractère autonome pour ce service public concerné qui ne devrait pas alors avoir besoin de subvention.

Néanmoins, un compte destiné à subventionner un service public se trouvant dans le besoin pourrait et devrait même toujours être ouvert pour garantir d’éventuels aléas.

Un indicateur important est alors le rapport du PIB escompté sur la consommation de l’utilité publique concernée.

L’augmentation de cet indicateur par rapport à ce qu’il était avant sa réalisation, correspond à une croissance du PIB.

Si ce rapport baisse, cela pourrait signifier une mauvaise utilisation de l’utilité publique concernée par l’activité économique. Mais en particulier, cela pourrait signifier une utilisation insuffisante de cette utilité publique du fait d’un tarif élevé, ceci étant absolument à éviter. Car cela correspondrait à un investissement insuffisamment utilisé et par conséquent absurde.

Il convient donc de veiller à ce qu’une utilité publique fasse l’objet d’un maximum d’utilisation et que son impact se sente positivement sur l’évolution du PIB.

De ce fait, on pourra lier l’augmentation de sa consommation à celle du PIB.

Pour ce faire, il faut surtout veiller à ce que son tarif soit accessible au maximum aux acteurs de l’activité économique. Autrement, cette utilité publique risque de se comporter comme un luxe à destination d’une certaine catégorie, et va alors perdre son sens.

Ainsi la croissance du PIB résultant de l’utilisation massive de l’utilité publique renseigne certainement sur la rentabilité de cette dernière pour le pays.

Dans le cas d’une fourniture d’énergie électrique, le rapport du PIB sur la quantité consommée par le pays, constitue un indicateur mesurant la part d’impact de l’électricité dans l’économie.

Appelons ce rapport PIB/kWh.

Si les acteurs de l’activité économique travaillent efficacement avec cette électricité, le PIB devrait augmenter soit du fait de la demande en kWh, soit du fait de l’efficience des activités.

Et à fortiori, il en est davantage si ce rapport augmente.

Si ce rapport est constant, alors que la consommation électrique augmente, on pourrait en déduire une sensibilité constante du PIB à une augmentation de la demande de l’utilité publique.

Il s’avère alors opportun de veiller à une satisfaction soutenue de la demande pour une croissance du PIB.  L’augmentation correspondante du PIB devrait être égale à la valeur de ce rapport PIB/kWh multipliée par l’augmentation de la consommation d’énergie. Ainsi le PIB pourrait continuer à croitre, eu égard au taux d’accroissement annuel de la consommation d’énergie, à hauteur de la capacité due par le nouveau projet.

Si maintenant ce rapport augmente, cela pourrait signifier que l’activité économique devient plus sensible à l’utilité publique et qu’elle changerait de niveau. Par conséquent un renforcement de la capacité de cette utilité publique constituerait un atout majeur pour une croissance notable du PIB.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que si la valeur de cette augmentation du PIB dépasse le coût d’investissement ajouté aux coûts d’exploitation sur cette période, le projet devrait être rentable.

Si par contre, ce rapport baisse, cela devrait donner lieu à inquiétude et faire appel à un audit pour en déterminer les causes. Parmi celles-ci, on peut noter un tarif très élevé poussant l’activité économique à ne pas en faire usage.

En conclusion, la caractéristique d’une utilité publique se singularise par un tarif au moindre coût qui voudrait qu’elle fasse l’objet d’une forte utilisation pour donner lieu à une grande retombée sur l’économie du pays tout en s’exploitant avec le minimum de dépense.

C’est ainsi que s’agissant d’une infrastructure comme l’autoroute à péage ou le TER ou encore le pont de Foundiougne, la rentabilité ne réside pas sur un retour rapide de l’investissement, mais sur une utilisation massive devant se répercuter positivement sur le PIB du pays. Ce n’est pas l’ouvrage en lui-même qui devrait assurer absolument le retour de son investissement mais le PIB du Pays. Ceci pouvant tout simplement résulter du gain de temps rendant le rapport de l’activité économique sur une période, beaucoup plus élevé qu’avant, et par conséquent la retombée économique correspondante. La récupération fiscale pourrait alors se faire sur l’activité marchande du pays qui devrait s’améliorer par effet d’échelle, et servir de subvention pour aider l’utilité publique en cas de difficulté.

A propos de délégation de service public

 

Le service public, c’est toutes les activités administratives, économiques et sociales qui doivent être assurées par l’Etat, pour un bon fonctionnement du pays.

Il inclut tout le secteur public ainsi que les utilités publiques.

On va y trouver la sécurité, l’éducation, la santé, mais également les utilités que sont l’eau, l’électricité, le téléphone, les routes, les chemins de fer, la poste …

On pourra manifestement interpeller le secteur public quand il va s’agir de faire un parallèle avec le secteur privé dans l’activité économique du pays.

Tout cela profite à la population qui en est l’actionnaire unique.

Toutefois, c’est une entreprise où l’on ne cherche pas à faire du profit, pour des marges bénéficiaires  à l’infini, mais tout simplement à satisfaire la demande de la population dans la pérennité. Pourquoi ?

Parce que tout simplement, il s’agit d’un outil dont chaque citoyen doit disposer pour réaliser une activité génératrice de revenu et participer dans la construction du pays. C’est un levier permettant globalement d’accélérer l’enrichissement du pays.

Ceci bien compris, la marge bénéficiaire éventuelle en découlant doit servir à assurer une réserve de sécurité pour aléas, ou doit être réinjectée dans le tissu économique et social de manière à soutenir le développement du pays dans sa globalité.  Ceci, dans un esprit de solidarité économique.

  • Bien entendu, l’acquisition du service peut être apparemment gratuite ou payante.

Mais il convient de savoir que  dans le service public, tout est payant pour assurer la pérennité du système, sauf que le paiement peut être imperceptible, collectif ou individuel.

L’Etat s’organise pour faire les différenciations nécessaires, eu égard à certains critères, dans un souci de solidarité et de vie collective.

  • Dans le principe, seuls les usagers auront à payer manifestement. Cependant, tout le monde paie, même si la participation est invisible, compte tenu du fait que ceux qui ne sont pas dans le besoin présentement, pourront l’être un jour.
  • L’autre principe est que, d’une manière générale, ceux qui ont plus de moyens paient plus.

Voilà donc en gros les principes de fonctionnement du service public.

Ceci dit, un service public doit être assuré par l’Etat.

Toutefois il peut arriver que cet Etat soit dans l’impossibilité de le faire par insuffisance de compétence dans le domaine, ou parce que très sollicité par ailleurs.

Il s’offre à lui alors trois façons légales de le faire :

  1. La Concession
  2. L’affermage
  3. La régie intéressée
  • Dans le cas d’une Concession, l’Etat confie la gestion du service à une société à caractère privé, dans des conditions définies dans un contrat transparent. Cette société aura la liberté de sa gestion tout en restant dans le cadre des conditions du contrat et s’occupera de chercher son financement. Elle n’aura le droit de s’accorder une marge bénéficiaire, que compte tenu d’un processus d’alimentation de fonds imposés suivant les conditions décrites au contrat, (fonds de préférence, fonds d’intervention, fonds de renouvellement, etc…) dans un but de réinjection dans le tissu économique et social. L’Etat jugera de ce qui lui reviendra de droit comme bénéfice conformément au contrat.
  • Dans le cas d’un affermage le système est similaire sauf que l’Etat crée un démembrement en tant que société de patrimoine qui veille sur ses intérêts et qui va confier certaines tâches à une société privée pour la rémunérer par une partie du tarif, avec des avantages ou des pénalités déterminés dans le contrat. Normalement dans ce cas, c’est l’Etat qui fait les dépenses et encaisse les fonds, desquels il rémunère la société privée par la qualité de son travail.
  • Dans le cas d’une régie intéressée, il y a également une similarité, eu égard à la spécificité du domaine, sauf que la société privée est un prestataire dans tout ou partie des activités, et est rémunérée d’une manière intéressée suivant la qualité et l’importance des résultats obtenus. Un exemple typique pourrait être celui de faire des relances pour le recouvrement de factures impayées.

Ceci dit il convient d’en tirer qu’il y a une similarité dans les trois cas compte tenu de la spécificité du travail à faire.

Cependant, dans tous les cas, la délégation de gestion doit toujours privilégier l’intérêt général, c’est-à-dire l’intérêt de la population qui se trouve être l’unique actionnaire d’un service public et faire l’objet :

  • d’un contrat avec des conditions techniques, financières et administratives bien définies,
  • d’une surveillance scrupuleuse de la part de l’Etat,
  • d’un maximum de transparence au bénéfice de l’intérêt général.

Un tarif à la portée de la population étant fixé, il peut alors y avoir une marge bénéficiaire. Cette marge appartient à cet actionnaire unique qu’est la population qui achète en même temps le produit et qui pourra recevoir ses dividendes par une baisse des prix tout simplement.

Par ailleurs, le démembrement de l’Etat qui est obligé de faire cette délégation doit prendre toutes les précautions nécessaires dans le contrat pour que l’intérêt général soit la priorité, pour ne pas tomber dans un cas de délit d’initié.

En effet, la gestion d’un service public doit se faire sans marge bénéficiaire à empocher par un individu, si ce ne sont les salaires, primes ou autres avantages, ou réserve pour aléas bien définis au préalable, ou fonds à alimenter, ou la rémunération de la société privée de gestion. Il convient alors de noter qu’on doit éviter que cette rémunération ne fasse l’objet d’un calcul visant des intérêts particuliers, avec une ampleur pouvant nuire à l’intérêt général. Ce serait immoral.

La nécessité de la délégation du service public doit s’avérer indispensable.

On doit toujours mesurer cette nécessité et son efficience. Si le démembrement de l’Etat est en mesure de faire le travail, pourquoi recourir à une société privée d’exploitation qui ne ferait qu’augmenter les charges et même entraîner une hausse des tarifs ?

Or on mesure souvent la performance d’une société délégataire en se focalisant sur le côté financier, par le chiffre d’affaire ou la marge bénéficiaire. Ceci seul, peut donner suite à des effets nocifs sur la population et le développement du pays. C’est pourquoi, il convient d’y associer les performances suivantes que sont :

  • La pérennité du service
  • La bonne qualité du service

Pour ce faire, il faut veiller à assurer :

  • un bon rendement des équipements
  • une bonne disponibilité des équipements
  • un bon traitement de la clientèle
  • un coût de revient optimisé

Ce coût de revient optimisé (c’est-à-dire le plus bas possible avec le maximum de qualité) va donner lieu par rapport au tarif en vigueur une marge acceptable légale qui pourra servir suivant son importance :

  • à financer l’extension du service
  • à financer même d’autres secteurs nécessiteux de l’économie
  • à récompenser les travailleurs par des primes de rendement
  • à alimenter des réserves pour d’éventuels aléas ultérieurs
  • à alimenter des fonds pour une meilleure stabilité de l’économie du pays

Ceci peut donc s’appliquer à beaucoup d’utilités publiques comme le transport de masse, l’électricité, l’eau, le téléphone, la poste etc….

  • C’est ainsi que dans le cas du TER où l’on fait cas d’une société publique de patrimoine ainsi que d’une société publique d’exploitation, les mesures suivantes pourraient être prises, en vue d’un coût de revient minimisé avec le maximum de qualité :
  • Une surveillance de la disponibilité
  • Une surveillance du rendement des machines
  • Une surveillance des dépenses
  • Une surveillance des recettes

 

  • Pour une surveillance de la disponibilité, il convient de noter les heures d’indisponibilité des équipements et de les rapporter aux heures de l’année. Ce rapport devra régulièrement être calculé et surveillé et renseigne sur la bonne maintenance et l’entretien des machines et par conséquent sur la préservation de l’outil de production. Sa différence en plus ou en moins par rapport à une référence définie dans le contrat pourrait donner lieu à des gratifications ou à des pénalités.

Il appartient également à l’exploitant de surveiller les heures de fonctionnement et de procéder aux mesures de maintenance définies par le constructeur.

 

  • Pour une surveillance du rendement des machines, il convient de relever périodiquement, en présence des représentants de l’Etat et de la société de gestion :
    • Les kilomètres parcourus
    • Les kilowattheures consommés lors des fonctionnements électriques
    • Le carburant consommé lors des fonctionnements thermiques

Le rapport entre les kilowattheures ou la masse de carburant sur les kilomètres parcourus renseigne sur le bon rendement des machines qui doit être préservé.

Il doit alors être défini dans le contrat comme norme à ne pas dépasser :

  • La référence en matière de consommation de kilowattheures par kilomètre
  • La référence en matière de consommation de grammes de carburant (ou même de chaleur en thermie) par kilomètre

Le calcul régulier (mensuel, trimestriel ou semestriel etc…) des consommations de kilowattheures et de carburant par kilomètre comparé aux valeurs de référence pourrait donner une bonne appréciation de l’exploitation technique et permettre de définir des primes à distribuer ou des pénalités à appliquer.

  • Pour une bonne surveillance des dépenses et des recettes, une planification mensuelle pourrait être établie et permettre de veiller sur les dérives.

Cela pourrait concerner les dépenses :

  • en électricité
  • en carburant
  • en matière de salaires
  • en matière de frais généraux
  • en matière de déplacement et missions particulières
  • etc….

Une telle méthode pourrait certainement sauver l’outil de travail et assurer la qualité de service avec une certaine pérennité. Bien entendu, cela aboutit à la bonne santé de la gestion du service.

 

 

  • Dans le cas d’une société de distribution de l’énergie électrique, on doit faire la même chose compte tenu de sa spécificité, en vue d’obtenir un coût de revient minimisé avec le maximum de qualité :

 

  • Pour une surveillance de la disponibilité, il convient de noter les heures d’indisponibilité des équipements et de les rapporter aux heures de l’année. Ce rapport doit être surveillé et comparé à une norme de référence définie dans le contrat, compte tenu d’une certaine tolérance et renseigne sur la bonne maintenance et l’entretien des machines. Des différences en plus ou en moins devraient entraîner des gratifications ou des pénalités.

Il appartient également à l’exploitant de surveiller les heures de fonctionnement et de procéder aux mesures de maintenance définies par le constructeur.

 

  • Pour une surveillance du rendement des machines, il convient de relever régulièrement :
    • Les kilowattheures produits
    • Les combustibles consommés

Il doit alors être défini dans le contrat comme norme à ne pas dépasser :

  • La référence en matière de consommation de grammes de combustible (ou même de chaleur en thermie) par kilowattheure produit.

Le calcul régulier des consommations de combustible par kilowattheure comparé aux valeurs de référence pourrait donner une bonne appréciation de l’exploitation technique et permettre de définir des primes à distribuer ou des pénalités à appliquer.

En finalité cela aboutit à la préservation de l’outil de production ainsi que de ses performances.

  • Dans le cas de l’eau et du téléphone une analogie doit être faite pour adopter le même système de surveillance.
  • Voilà donc des dispositions explicites permettant une surveillance assez acceptable des utilités publiques.

A propos des violences en Afrique du Sud

Quand un mal se présente, nécessairement il convient tout d’abord d’en chercher les racines profondes pour l’éradiquer.

Ces violences xénophobes en Afrique du sud doivent subir un tel diagnostic.

Si des natifs de ce pays ne trouvent pas de travail, tout en étant dans l’obligation de vivre, alors que des étrangers comme eux, en trouvent plus facilement, des questions pourraient être soulevées.

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Quelle position vis-à-vis d’Auchan ?

  1. Introduction

Les sénégalais semblent partagés sur le sort à accorder à Auchan.

Certains grands commerçants sénégalais considèrent qu’il prend le bénéfice qu’ils auraient du gagner, et militent contre son installation au Sénégal.

Or, d’autres sénégalais clients, qui trouvent leur compte dans cette installation, du fait des ses prix abordables ainsi que de l’hygiène qui y est plus surveillé, considèrent qu’il est bon pour le pays.

Cette vision manifestement différente de part et d’autre, dénote cependant un caractère commun, celui de se focaliser sur un intérêt propre, parfois aveugle.

Il convient de savoir qu’un pays doit faire l’objet d’une culture patriotique, visant un intérêt général.

Cependant, de part et d’autre, l’on croira être dans une telle vision, dans une certaine culture démocratique, faisant référence à la loi du grand nombre, autrement dit à une bataille. Or, une telle loi devrait reposer sur une certaine égalité des connaissances, alors que ceux qui ne savent pas sont en général plus nombreux.

La vraie démocratie devrait donc reposer sur un maximum de bienfaits, embrassant la majeure partie de la population, sans préjudice grave pour les autres.

Il est donc question d’une clarification pour un meilleur choix patriotique.

2. Indépendance

Les négociations pour l’indépendance du Sénégal ont certainement concerné le côté politique, mais aussi le côté économique sur lequel repose tout autre développement.

Le développement économique d’un pays devrait être vraisemblablement celui de sa population. Autrement dit, sa population devrait être riche et détenir les moyens de production, de transformation et de distribution.

L’Etat ne devrait que se limiter à la surveillance de l’équité et du bon fonctionnement du système. Il pourrait ensuite récupérer ses impôts et taxes et devrait pouvoir vivre avec.

3. Un moyen de développer le secteur privé

En fait, il est important de savoir qu’un Etat ne devrait pas s’occuper de la production, ni de la transformation, ni de la distribution des biens et services, sauf pour les utilités publiques (Electricité, Téléphone et Autres moyens de télécommunication de masse, Eau, Transport de masse et similaires).

Toutefois, l’Etat pourrait les amorcer pour les transférer ensuite au secteur privé local, surtout en cas d’environnement économique précaire, comme au Sénégal.

Dans ce cadre, l’Etat du Sénégal a eu à mettre en place la SONADIS (Société Nationale de Distribution), anciennement « Chaine Avion ». Peut-être que cela s’est fait sur la base de bons conseils reçus, et qu’il fallait parfaire en connaissance de cause.

Qu’en a-t-il été ?

Et pourtant, une telle société aurait pu aujourd’hui avoir l’allure d’Auchan, tout en étant détenue par une large partie de la population sénégalaise. Mieux, elle aurait du faire l’objet de plusieurs sociétés se faisant concurrence.

C’est dans ce sens que l’Etat du Sénégal aurait récupéré les industries détenues auparavant par des intérêts  français qui ne voulaient pas devenir sénégalais, comme dans le domaine de l’huilerie par exemple.

Pourquoi ?

Pourtant, ces industries avaient créé des emplois dont bénéficiaient, en majeure partie, des Sénégalais.

Cependant, la majeure partie des bénéfices restait détenue par la partie étrangère. Et ceci devait faire l’objet d’une correction. Autrement, ce serait une hémorragie évacuant la richesse financière du pays vers l’étranger. C’était donc dans la logique des choses, dans un accord entre gentlemen.

Une détention entière par des mains sénégalaises devait faire l’affaire, et garantir un maintien des devises dans le pays.

Qui doit exécuter cette tâche ?

Vraisemblablement l’Etat.

Il convient cependant que cela soit fait par des mains à la fois expertes et patriotiques.

Un bon choix d’investisseur bénéfique pour le pays, ne devrait pas favoriser un rapatriement incontrôlé des bénéfices vers l’extérieur. Cela ruine le pays malgré tous ses efforts inlassables, surtout du côté du secteur primaire.

Or, il semble qu’Auchan entre dans ce cadre.

C’est la raison pour laquelle, des normes doivent être mises en place pour le choix de ces investisseurs, avec une large information de la population qui devrait pouvoir aider, eu égard au fait que l’expertise peut faire défaut du côté de l’Etat.

Il convient aussi de constater que l’ignorance de la majeure partie des Sénégalais rend difficile une telle opération, et donne plutôt faveur à l’individualisme de ceux qui doivent exécuter cette tâche, et qui pourraient préférer œuvrer dans l’obscurité, surtout vis-à-vis de la population.

Bien entendu, l’égoïsme humain peut dominer, au point d’une appropriation personnelle, par le biais d’une position dans la hiérarchie de l’autorité étatique. Et pourquoi pas, une intermédiation des nouveaux gestionnaires même privés, pourrait achever le processus, ceci pouvant se passer d’une manière anonyme. Une population à majorité analphabète pourrait n’y rien comprendre, et pourrait même tomber dans la partisannerie, dans un soutien d’ordre politique,  ethnique ou autre, plutôt aveugle, pouvant même arguer une certaine légitimité.

Or, l’Etat, après avoir récupéré ces industries qui devraient être privées, aurait du les transférer à la population, par le biais d’actions à vendre à la population, avec le maximum de transparence.

Normalement ces industries récupérées auraient du être la propriété de tous les Sénégalais.

Mais à qui a profité la SONACOS ?

Une huilerie fait partie de la catégorie de ces sociétés qui doivent être entre des mains privées. Mais il convenait qu’au préalable, cette SONACOS fasse l’objet d’une séparation en différentes huileries, ceci faisant jouer la concurrence entre elles, comme ce fut le cas auparavant avec Lesieur, Petersen, Lyndiane ….

Chaque sénégalais aurait pu avoir une part dans les sociétés qui en résulteraient, surtout le monde paysan, tout en souhaitant que cela soit durable.

Il conviendrait ainsi qu’Auchan donne des parts aux sénégalais, avec un rapatriement suffisamment contrôlé de ses parts de bénéfices, dans une proportion raisonnable, sans dépassement d’un certain pourcentage.

Il convient aussi que l’Etat amorce d’autres sociétés similaires qui doivent être fondamentalement privées, pour se retirer après, en vendant ses parts à la population, mais toutefois, tout en restant vigilant et impartial, pour que personne ne soit lésé.

Personne n’a le droit de s’approprier un bien appartenant au peuple, même si ce dernier est dans l’ignorance.

Qu’en a-t-il été des sociétés de tissage comme SOTIBA SIMPAFRIC, ICOTAF etc.. ?

Qu’en a-t-il été des Chemins de Fer du Dakar Niger (DN) ?

Qu’en est-il de la SERAS ?

Qu’en est-il des ICS ?

Etc…

4. Conclusion

N’est-il pas temps que de telles sociétés fassent l’objet de plus de transparence pour la population ?

N’est-il pas temps que de telles sociétés qui constituent le fondement d’un vrai développement soient constituées en actions au profit de tous les sénégalais ?

Par ailleurs, il est vrai que l’initiative individuelle sénégalaise devrait être une solution.

Qu’est-ce qui empêche l’UNACOIS d’en faire usage comme aurait fait Auchan ?

Mais en a-t-elle la culture ?

Que fait l’Etat pour favoriser de telles initiatives ?

L’Etat y met-il toute la persévérance requise, eu égard à la faiblesse de l’instruction et de l’information au niveau des acteurs, à leur degré d’ignorance, ainsi qu’à un environnement administratif vulnérable, face à l’éventualité d’une mauvaise gouvernance ?

A propos d’Urbanisme

A propos d’Urbanisme

Les services de l’Urbanisme au Sénégal respectent-ils leurs obligations ?

 

      I.          Ne sont –ils pas chargés de veiller:

a.     à ce que  les maisons soient bien construites suivant des types appropriés dans chaque zone ?
b.    à ce que  les maisons soient bien construites suivant des normes de sécurité satisfaisantes, à savoir dans chaque zone les normes relatives aux matériaux à y mettre en œuvre sur les plans :
·       choix et dimensionnement des matériaux
·       dispositions à prendre telles que :
a/ enrobage déterminant l’épaisseur de la couche de béton couvrant le fer de l’extérieur, surtout en bordure de mer
  b/ dosage du ciment, du sable, du béton et de l’eau
  c/ épaisseur des poteaux et des poutres
    d/ etc.…

   II.       Ne sont –ils pas chargés de veiller :

a.     à ce que  les maisons soient bien alignées ?

Vue de Google Street V1.
Clic pour une vue plus large

 

b.    à ce que  les espaces verts soient en harmonie avec les types de construction et bien disposés ?

Vue de Google Street V2.
Clic pour une vue plus large

 III.          Ne sont –ils pas chargés de veiller :

a.     à ce que  les emprises soient respectées par rapport aux routes ?

b.    à ce que  l’assainissement des routes soit respecté en saisissant les autres services concernés ?

c.     à ce que  l’entretien des routes soit respecté ?

d.    à ce que  les lignes électriques et téléphoniques soient bien disposées et respectent les alignements de la zone ?

e.     à ce que  l’on évite de construire sous les lignes électriques et téléphoniques et que les arbres soient bien alignés et élagués si requis ?

f.      à ce que  l’on évite de construire dans les zones d’eau et que l’on prévoie leur évacuation en cas de crue ?

 IV.          Dans le cadre d’un bon fonctionnement de la cité :

 

Il conviendrait que ces services de l’urbanisme fassent l’effort de reconnaître leurs obligations et de les respecter, sans chercher à les fuir.

 

 

 

Cambérène : Echos du Village

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Entretien avec Mame Amadou SAMBA, Maire de la commune de Cambérène

Cambérène est un villages parmi ceux dits traditionnels de la région de Dakar.

Il jouit d’une certaine notoriété de par sa particularité relative à certaines qualités connues de ses habitants, en général accueillants, généreux et disciplinés, sous la conduite d’un Guide religieux issu de la famille fondatrice, celle de Mame LIMAMOULAYE.

Le village s’agrandit et accueille de plus en plus d’habitants et devrait se doter d’infrastructures conformes à ses préoccupations.

Le maire actuel , Monsieur Mame Amadou SAMBA répond ici aux questions relatives à certaines de ces préoccupations.

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Après un état des lieux de la route Ndiaga Mbaye, nous avons constaté que cette dernière souffre d’entretien, en témoigne le niveau élevé de sable qui la recouvre et les nids de poules qui sont en train de se former, quelle lecture en faites-vous ?

La route Ndiaga Mbaye n’est pas une route réglementaire, elle est très étroite par endroits, il n’y a pas de trottoirs, les goudrons riment avec le sable. Il y a 2ans, l’Ageroute la retapée, et devait y faire des trottoirs. Ce qui est impossible,  selon l’entreprise,  vu l’étroitesse de cette route, car, il y a des endroits où elle ne fait même pas 5mètres de largeur.

Pour l’entretien ?

C’était régulier, son entretien,  avant l’acte III  de la décentralisation, mais depuis sa mise en place nous peinons à payer nos salaires, nous peinons investir et à recruter  ce qui fait que la plupart des secteurs d’activités ont été laissés en rade en attendant des lendemains meilleurs pour s’en occuper.

Et quelles solutions proposez-vous ?

Il n y a pas de solutions temporaire, c’est la mairie qui devait faire ce travail, c’est-à-dire balayer, nettoyer, désensabler, mais vu le manque de moyen pour payer les gens à le faire, nous ne pouvons qu’attendre. Même pour regrouper les ASC et les intéresser ça pose problème à moins que les gens le fassent bénévolement sinon au niveau de la mairie la solution tarde à venir faute de moyen financier et technique.

En effet, on avait tenté, il y a 2ans d’élargir la route  mais nous étions confronté à de nombreux  problèmes parce que par endroit c’était très étroit.  Les gens ont construit en empiétant sur la route, c’était bien avant notre magistère, on les a laissés faire, maintenant c’est des salons, des toilettes, des cuisines, on était prêt à tout démolir mais ça a causé un tollé et les autorités religieuses et coutumières  nous demandés de cesser tous travaux.

 

 

 

C’est avec l’hivernage que nous constatons le plus les défauts de réalisation de cette route. On peut noter en particulier que le point bas qui devait recevoir les eaux de pluie n’est plus fonctionnel, alors quelles sont les actions qu’envisage la mairie pour pallier à ce mal, outre l’usage d’une pompe électrique ?

Le point bas fonctionne, c’est seulement on a tardé à utiliser la pompe électrique, nous avons même recruté des personnes pour veiller  sur les enfants afin qu’ils ne jouent aux alentours à cause du courant et vérifier à  toujours le mettre en marche si l’eau stagne. Cette année-ci, nous avons  eu moins de problèmes. La mairie dispose  aussi d’une citerne hydro- cureur acheté depuis 2010, l’Etat nous aidait  avec du carburant, mais cette année, nous n’avons rien reçu.

Mais à chaque fois qu’il pleut l’hydro- cureur passe  dans les 24 heures à la limite dans les 48 heures. Il tarde dès fois, parce qu’il n ya pas seulement  la route Ndiaga  Mbaye qui stagne il existe d’autres zones à Cambérène.

 Venons-en à l’électricité M. le maire, dans votre localité, on note beaucoup de coupures intempestives au moins une fois par jour, en plus, au niveau de l’éclairage public, les lampes fonctionnent par intermittence, pour vous, cela est dû à quoi et qu’est-ce que vous comptez faire  pour y remédier ? 

Cambérène est l’une des communes les mieux éclairés de Dakar. Pourquoi cela, non seulement le directeur  de la société qui s’occupe de l’entretien des lampes habite Cambérène mais, on profite aussi des évènements religieux comme l’Appel pour massifier l’éclairage publique  et changer les ampoules.  Il y a l’équipe de la Senelec qui veille en plus de celle qui est chargée de l’entretien envoyé par la ville de Dakar.

Pour certaines lampes qui fonctionnent par intermittence,  je crois que c’est la brise de la mer ou quelque chose de ce genre. Si toutefois, c’est une panne constante nous attendons d’en regrouper  plusieurs et payer une  prestation à la fois. Sinon, cela va nous couter cher et nous n’avons plus les moyens.

Les coupures intempestives ?

En ce qu’il s’agit des coupures, ça incombe à la Senelec, mais, il faut dire en ce moment, ils sont en train d’étendre leurs réseaux à Cambérène, au niveau des quartiers Peul II et Diameguène. Peut-être que c’est à cause de cela.

 

  A Cambérène, « on manque de  réseau », c’est du moins, l’avis et le constat amer que les habitants ont fait concernant les lignes de téléphonies, notamment expresso qui est extrêmement faible. Selon vous, quelles en sont les causes et est-ce que la mairie entreprend de faire des actions dans ce domaine ?

C’est la première fois que j’entends cela, je n’ai pas été confronté à un problème de réseaux. C’est vrai que je n’utilise pas particulièrement  le réseau expresso, mais si j’en reçois de ces plaintes plusieurs,  j’avoue que je vais m’approcher de cet opérateur  pour savoir de quoi il en retourne. Mais à mon humble avis, je pense que  ce sont les opérateurs de téléphonie qui doivent  faire des efforts d’investissement pour soutenir la concurrence.

Un problème chronique à Cambérène, c’est le manque cruel d’eau. Et ceci à des heures bien définies, le matin vers 07 heures et le vendredi vers 13heures lorsque l’on se prépare pour la mosquée.  Le plus grave dans ce manque d’eau, c’est qu’elle frappe aussi le centre de santé, alors une telle situation lors d’un accouchement ne frôle-t-elle pas  une  catastrophe ? Et  sur ces cas précis qu’est-ce que la mairie envisage de faire pour abréger la souffrance des populations ?

C’est la première fois aussi que j’entends que Cambérène est confronté à des problèmes d’eau. Les demandes que je reçois souvent viennent  des gens qui veulent que le réseau d’eau arrive chez eux et demandent l’autorisation du maire pour que les canaux  passent au milieu de la route. Mais la plupart du temps, je dis niet,  car, l’entreprise exploitant refuse de prendre ses responsabilités pour réparer les dégâts après.

Mais comme ce problème existe,  je propose que les gens fassent une pétition, après je me proposerai volontiers  de remonter l’information à qui de droit. En ce qui concerne le centre de santé aussi,  je ne suis pas au courant qu’il est confronté à un manque d’eau mais rassurez-vous,  je  ne manquerai pas de  me renseigner sur ce domaine.

 Nous allons rester sur le centre de santé, il manque d’équipements adéquats et le plateau technique reste très faible par rapport à la moyenne, récemment  il a refusé l’accès à un homme violemment poignardé faute de soins convenables. Alors  ne ressentez-vous pas l’urgente nécessité d’y apporter des solutions ?

La santé est transférée à la commune et si la commune n’a pas de moyens,  cela va se répercuter sur la qualité de service. La mairie subventionnait en médicaments le centre de santé, mais maintenant on ne peut plus le faire. De plus l’ambulance est en panne, elle est vieille. On se bat, on tape à toutes les portes pour trouver une aide ou une solution.

Est-ce que l’acte III de la décentralisation vous avantage ?

Sur le plan financier, pas du tout,  car, avant l’acte III, la mairie  était à 2million 500mille francs de salaire mensuel, on était la première commune de Dakar à payer nos salaires. Mais depuis sa  venue, on nous affecté 50 agents avec une masse salariale de 15 millions  et les fonds de dotations annuels  ne font même pas 50 millions.

Imaginez 15millions par mois pendant 12mois ça fait plus de 150 millions. Avant l’acte III, la ville de Dakar nous donnait un fonds de dotations de plus de 120 millions avec des salaires de 2,5 millions. Mais aujourd’hui, l’Etat nous donne 50 millions avec des charges de 15 millions. Vous voyez la différence, si on paye trois mois de salaires, c’est fini.

Si à chaque fois, l’Etat viens à la rescousse pour payer nos salaires, c’est qu’il y a beaucoup à faire à Cambérène.  Le mois d’octobre,  on l’a payé au 14 du mois de novembre, le fonds de dotations on l’a épuisé depuis longtemps. A part ce souci, nous sommes d’accord avec l’acte III, c’est un processus en cours, il faudrait tout simplement que l’Etat nous accompagne.

Avez – vous pensé à baisser la masse salariale ?

On nous a imposé les 15millions de salaires, de plus ce n’est même pas nous qui recrutons, ce personnel  qui est là, présentement,  vient de la ville de Dakar.  Parce que, si cela était de notre ressort, on ne se créerait pas des problèmes inutilement. C’est nous, maires, qui devons maintenant, nous débrouiller pour trouver et remplacer ce gap ; et on ne peut même pas avoir 100 000 Francs CFA par jour à Cambérène, là où des communes ont plus de 800.000 francs CFA par jour.

Et pourquoi ?

Il n y a pas tout simplement des structures marchandes à Cambérène, on a qu’un petit marché qui ne sort même pas 20.000 francs par jour. Actuellement, nous sommes en pourparlers avec les autorités étatiques pour qu’ils nous refassent le marché, pour que la commune puisse être  viable, et qu’on puisse avoir des ressources. Cela aiderait, en même temps, les femmes à avoir une activité marchande. Sinon,  Cambérène n’a pas de ressource, la patente  de la commune  qui va directement aux trésors ne fait même pas 7 millions. En plus, ici, les gens ne payent pas l’impôt. Mais cela ne nous incombe pas. Car c’est le travail de l’Etat,  de recueillir  et fixer les assiettes. La mairie n’a pas les moyens matériels et financiers pour le faire.

A part cela comment faire pour que la commune génère de l’argent ?

Les autorisations de construire,  on peut  en retirer beaucoup de profit.  Mais on n’est confronté à des problèmes d’actes administratifs. Pour  l’autorisation de construire,  la pièce essentielle, c’est le titre foncier ou le bail. Or, à Cambérène, il n y a pas de titre foncier. Il existe un seul titre foncier. Et il est  entre les mains du Marabout. Nous sommes dans une cité traditionnelle religieuse, le pouvoir maraboutique y a une grande influence.

Quelles sont les actes posés par la mairie pour pallier à cela ?

Plusieurs fois,  j’ai été voir, au niveau de la direction de l’urbanisme et de l’habitat,   pour leur expliquer la situation et  proposer des papiers équivalents au titre foncier ou aux baux, mais ça n’a pas abouti. Et nous perdons toutes ces recettes qui auraient pu découler de cette opération. Pour l’instant nous sommes aussi en pourparlers avec les autorités religieuses et coutumières pour qu’elles acceptent de céder les titres fonciers. Et l’administration est prête à nous accompagner pour que chaque propriétaire puisse avoir un titre foncier individuel.

Une dernière question, quels sont les projets d’avenirs de la mairie concernant le village de Cambérène ?

La commune a des projets,  nous avons  deux écoles en construction. Il y a le marché que l’Agetip va refaire. Le terrain de football  va être réhabilité. Un programme d’assainissement de Cambérène est en cours. Nous disposons de 4 milliards venant de l’Etat pour ce travail. Les études sont en train d’être faites. Bientôt nous allons faire l’assemblée générale de l’étude d’impact environnemental, et d’ici la fin de l’année, les travaux pourront démarrer.  Et, à la fin de ces travaux, la commune n’aura plus des problèmes d’inondations et nous aurons encore moins besoin d’utiliser une pompe électrique.

Il y a  également, la VDN (Voie de Dégagement Nord) qui va passer par Cambérène. C’est une nouvelle opportunité, et Cambérène  sera desservi en infrastructure routière, car en plus, les routes seront refaites.  Ceci permettrait à Cambérène d’être un carrefour entre le département de Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque ; Ceci lui permettrait surement de gagner davantage avec les trafics qui y seront plus denses.  Nous nous préparons déjà  à cela, afin de rendre la commune viable économiquement et socialement pour que chacun puisse s’épanouir et faire en sorte que Cambérène puisse émerger à l’instar du plan Sénégal émergent.

A propos de SUNEOR : Les erreurs de la privatisation

Suite à des erreurs de gestion dans certains secteurs ayant un caractère de service public, des bailleurs de fonds puissants comme la Banque Mondiale et le FMI ont fortement suggéré à certains pays d’Afrique comme le Sénégal, de les privatiser.

C’est ainsi que des secteurs d’utilité publique comme la distribution d’énergie électrique et le téléphone, qui ne devraient fondamentalement pas être privatisés, n’ont pas échappé.

Cependant, il pourrait en être autrement pour un secteur comme l’arachide. Ce dernier peut bien avoir un caractère d’utilité publique, eu égard à sa position dans les activités économiques du pays dont il constitue la principale vraie source naturelle de richesse, réelle, intéressant la quasi-totalité de la population. Ceci lui confère la nécessité d’être surveillé, sur les plans production et coût.

Mais il doit être entre des mains privées.

L’on peut constater qu’au temps colonial, ainsi qu’au début des indépendances, le principal secteur dérivé de l’arachide faisait l’objet d’une forte concurrence, d’une part entre des huiliers privés étrangers qui faisaient également d’autres produits comme le savon et les tourteaux, et d’autre part, entre des traitants qui procédaient à l’achat des graines auprès des paysans.

Cette activité donnait une forte valeur ajoutée à l’arachide, et contribuait certainement à la formation du PIB (Produit Intérieur Brut) du pays, en faisant l’objet de beaucoup d’emplois auprès de la population.

C’est suite à la reprise de ce secteur par l’Etat, que tout a été concentré entre les mains de ce dernier, qui en a fait un groupe sous le nom de la SONACOS (Société Nationale des Oléagineux du Sénégal). Ce groupe était composé des différents sites suivants :

  1. Le site de Bel Air (ancien Lesieur)
  2. Le site de Petersen
  3. Le site de Diourbel (SEIB)
  4. Le site de kaolack (SODEC Lyndiane)
  5. Le site de Ziguinchor (SEIC Ziguinchor)

Bien entendu, au moment où des secteurs fondamentalement reconnus d’utilité publique sont privatisés, il ne pouvait en être autrement pour cette activité, à priori, pour plus d’efficience. Ceci étant par ailleurs nécessité par la mauvaise gestion, plutôt politique, que risque l’administration étatique en général.

Il convenait alors, tout simplement, de retourner au schéma de départ. Ces différents sites devaient alors être attribués séparément à des privés qui devaient se faire la concurrence comme avant. Et tout aurait du rentrer dans l’ordre.

Mais cette erreur évidente consistant à remplacer l’Etat par un seul privé, en mettant entre les mains de ce dernier un monopole, n’a pas tardé à se faire remarquer.

On ne met jamais un monopole entre les mains d’un privé. Ceci constitue une leçon que tout politicien patriotique doit connaître et respecter.

Il convient donc tout simplement de retourner à la case de départ, comme au temps colonial, en installant la concurrence entre plusieurs privés.

Mieux, il y a lieu de noter, toutefois, que parmi ces privés devraient figurer, en bonne place, les paysans de chaque région, qui devraient se regrouper en coopératives, avec une participation, sous forme d’actions, dans l’administration de ce secteur, dérivé de l’arachide. D’ailleurs, par le biais d’actions, tous les sénégalais devraient pouvoir participer dans le capital.

Enfin le patrimoine doit rester celui l’Etat, pour ne pas tomber entre des mains cupides, avides de gains égoïstes, se focalisant sur une éventuelle revente du foncier ou du matériel.

L’arachide constitue une richesse fondamentale du Sénégal, que les ignorants du secteur ne devraient pas arbitrer. Les produits dérivés de ce dernier sont nombreux et devraient pouvoir faire renaître et relancer l’industrie sénégalaise. Il est peut être bon de savoir que de tels produits ont contribué à bâtir un pays comme les Etats Unis d’Amérique et le soutiennent encore. Pourquoi, ne devrait-il pas alors, en être de même au Sénégal, qui fut à un moment donné le premier producteur mondial d’arachide ?

Pourquoi cela ne devrait-il pas être étendu dans toutes les parties potentielles de l’Afrique ?

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