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Ing. Genie Electrique

A propos de tarification de l’électricité dans les zones rurales

On peut constater que le prix du kWh dans les zones urbaines diffère de ceux pratiqués dans certaines zones rurales.

Eu égard à une accélération de l’électrification dans les zones rurales, un certain partenariat public-privé a institué une participation du secteur privé par le biais de concessions gérées par des entreprises privées. Ces dernières se comportent comme la Senelec et vendent l’électricité à un prix des fois très élevé. Le prétexte serait une rentabilisation de leur investissement, ce à quoi un privé ne saurait déroger.

Cependant les différences de prix sont énormes, des fois plus du double, la Senelec appliquant un tarif de 117 fCFA par kWh, là où des opérateurs se font payer par exemple 240 fCFA par kWh. L’explication serait une rentabilisation obligatoire de l’investissement du promoteur, le tarif élevé provenant d’une faiblesse de consommation par l’abonné, et qu’à un certain volume, le tarif serait équivalent à celui de la Senelec.

Bien entendu, dans les zones où intervient la Senelec, quel que soit le volume de consommation, le tarif n’est pas assujetti à une variabilité si prononcée.

Il convient de noter qu’un service public n’est pas un secteur marchand où l’on cherche à s’octroyer une marge bénéficiaire pour s’enrichir. Comme le veut la Constitution, il appartient, d’une manière égale à la population qui en est l’actionnaire unique et qui achète le service. Cet achat vise tout simplement un remboursement des dépenses effectuées, en vue de la pérennité du système. Toutefois, une marge bénéficiaire ne saurait faire défaut, mais, sans être exagérée, elle devrait plutôt alimenter une réserve pour d’éventuels aléas, et servir à étendre le réseau où l’améliorer. Dans le cas d’une marge appréciable, la rémunération de cet actionnaire unique devrait être tout simplement une ristourne sous forme de baisse du tarif. C’est la raison pour laquelle, un service public est cédé au moindre coût.

C’est ainsi que le fait d’y introduire un privé pour des raisons de difficultés financières, devrait faire l’objet d’une étude minutieuse. En effet, comme tout le monde devrait le savoir, un privé va chercher à fructifier son capital.

Il convient alors tout simplement de discuter avec lui des modalités de remboursement de son capital ainsi que de sa rémunération, eu égard à un délai de retour d’investissement bien défini, sans que cela influe sur le tarif applicable à la population. Autrement dit, ce privé devrait tout simplement se comporter comme une banque qui cherche à fructifier son apport au capital sans être un actionnaire.

Dès lors, la société désignée pour gérer le service public devrait veiller à rembourser le privé pour ses efforts d’investissement et devrait exploiter les ouvrages réalisés comme faisant partie intégrante de son patrimoine, lequel se trouve être celui de l’Etat.

On peut toutefois laisser le privé gérer les ouvrages réalisés et encaisser ses ventes. Mais il devrait le faire pour un certain délai, correspondant au retour de son investissement, ainsi que de ses frais de fonctionnement et de sa rémunération. Après ce délai, il arrête ses activités d’exploitation,  la société désignée par l’Etat devant prendre la relève tout simplement.

Dans le cas de la distribution de l’énergie électrique, les concessionnaires auraient pu tout simplement appliquer le même tarif que celui de la Senelec.  Alors le complément devant correspondre au remboursement complet de leur investissement, frais de fonctionnement et rémunération, pourrait leur être payé suivant des modalités définies à l’avance, sans intégrer le tarif applicable.

De ce fait, après le délai du retour d’investissement, la Senelec, continue l’exploitation normale des ouvrages.

Une autre solution consisterait à laisser la Senelec exploiter les ouvrages réalisés par ces privés qui se feront payer les montants de leur investissement, frais de fonctionnement et rémunération, suivant des modalités définies d’un commun accord.

Ceci permettrait à la population de souffrir moins, et de faire du service de l’électricité un vrai levier de développement pour une bonne marche de l’économie du pays. En effet, pour un vrai développement du PIB (Produit Intérieur Brut), il appartient au monde rural (agriculture, élevage et pêche) d’être en première ligne, et autant que possible, faire usage de l’électricité comme un vrai levier de développement, surtout pour la conservation des produits frais, ainsi que les premières transformations, en vue de maintenir et amplifier les rendements. Si cette base s’amplifie, il peut être normal de s’attendre à une production satisfaisante pouvant servir de matière première pour l’agro industrie et par conséquent, d’un impact positif notable sur le PIB. Et pourquoi pas ?

Pour une meilleure gestion du service public avec la participation du secteur privé

On constate une tendance actuelle poussant les acteurs privés à participer dans la gestion du secteur public, dans un cadre généralement intitulé « partenariat public privé ».

Ceci pourrait accélèrer l’électrification sur le territoire. Cependant, une trop grande liberté visant à mettre à l’aise un opérateur privé  pourrait aboutir à une perversion du secteur public, en lui permettant de l’aliéner, parce que cherchant le maximum de profit au risque de changer les règles du jeu.

Il est important de noter une bonne fois pour toute, qu’un service public n’a pas pour vocation d’enrichir qui que ce soit, mais de servir de levier pour le développement économique dans l’intérêt général, au moindre coût, et dans un traitement égalitaire de la clientèle.

C’est cela la règle du jeu.

Quand on y introduit un privé dans l’idée d’une concurrence avec l’opérateur public déjà en place, le problème est d’emblée faussé.

Quand on y introduit un privé dans l’idée de lui permettre de faire du profit, le problème est aussi d’emblée faussé.

Comment peut-on mettre en concurrence des éléments qui n’ont pas les mêmes bases ?

Comment peut-on permettre à un privé de gérer un service public qui doit être fourni au moindre coût, tout en lui consentant d’y faire du profit ?

Il convient de savoir qu’un opérateur  privé qui se sent libre a plus d’un tour dans son sac, et que tromper le client et même l’Etat n’est en général pour lui qu’un jeu d’enfant.

Dès lors, les idées consistant à leur permettre de faire des profits pour s’en sortir ne font que rendre plus difficile le problème.

Il est important de savoir que, quand on introduit le secteur privé dans un secteur public, ce n’est pas pour rendre ce dernier plus abordable. C’est plutôt pour accélérer les investissements et permettre son extension rapide en vue d’un maillage complet du territoire pour que toute la population puisse être servie rapidement. Il faut peut-être rappeler que c’est cette population qui fait le développement et rien ne vaut la participation de tous. Les prix seront alors homologués et faire l’objet d’une péréquation pour être accessible à toute la population.

Dès lors il convient tout simplement d’inviter le secteur privé à y participer et contribuer à son extension dans les zones non encore desservies, mais en respectant les mêmes conditions imposées par la règle du jeu ci-dessus définie. Il aura droit alors à une exploitation du service dans un délai déterminé, en vue d’une récupération de son investissement ainsi que de sa rémunération, eu égard à un contrat bien défini avec l’Etat.

Cette récupération ne viendra pas forcément de ses ventes qui devront respecter le moindre coût, mais faire l’objet d’un simple complément le cas échéant. Ce complément pourra revêtir la forme d’une subvention de la part de l’Etat.

Une fois son investissement et sa rémunération retrouvés, il devra laisser l’exploitation à l’opérateur public.

Ce dernier n’a pas à priori un problème d’exploitation du service mais plutôt d’investissement que l’opérateur privé vient tout simplement régler et partir.

Pour régler tout cela, l’Etat devrait gérer un compte dans lequel, il devrait introduire tout surplus provenant de la cession d’un service public soumis au moindre coût. Il devrait aussi doter ce compte annuellement à partir de son budget pour lui permettre de faire face à ses défis.

Il devra aussi prendre dans ce compte pour combler tout déficit résultant d’une vente d’un service public au moindre coût. Ceci devrait même inclure le remboursement des dettes résultant de prêt auprès des bailleurs de fonds pour l’extension du service.

Comment définir le moindre coût ?

Ceci devrait faire l’objet d’un consensus regroupant l’ensemble des acteurs dont une bonne représentation de la population.

Il s’agira d’un prix homologué et faisant l’objet d’une péréquation sur tout le territoire.

Il s’agira aussi d’un prix accessible à la population, notamment à celle des zones les plus défavorisées.

Ceci bien réglé, le résultat final va se répercuter sur le PIB (Produit Intérieur Brut) du pays.

Les activités économiques vont connaître plus d’essor, l’Etat pouvant récupérer plus d’impôt sur le revenu de la population.

Il va de pair que tout ceci devrait faire l’objet d’une bonne information continuelle auprès de la population.

 

 

 

A propos de la loi sur le Domaine National

Cette loi semble émaner d’une ruse de l’autorité coloniale de l’époque, venue de son pays, distant  de plusieurs milliers de kilomètres, pour jouer le rôle de distributeur des terres au Sénégal et en Afrique, et par voie de fait, pouvoir s’octroyer des terres sans débourser, tout en jugeant cela légal.

Qui a voté cette loi ?

Est-ce que la population sénégalaise a approuvé cette loi ?

Une fois indépendant, est-ce que le Sénégal ne devait pas tout simplement abolir cette loi ?

En effet cette loi dit qu’aucun propriétaire de terre n’est réellement propriétaire de sa terre qu’après que l’autorité lui aura délivré un titre de propriété.

A défaut, toute terre sans titre de propriété délivrée par cette autorité entre d’office dans le patrimoine de cette dernière, à savoir le Domaine National dont elle assure la gestion.

N’est-ce pas un autoritarisme ?

Cela signifie donc qu’un propriétaire de terre ayant hérité de ses parents sa terre, n’est pas réellement propriétaire de sa terre s’il ne dispose pas de titre de propriété provenant de l’autorité administrative ?

Cela signifie ensuite que si quelqu’un demande à cette autorité l’attribution de cette terre selon ses procédures, elle peut lui délivrer un titre de propriété au détriment du vrai propriétaire.

Ne pourrait-on pas appeler cela de l’absolutisme ?

Est-ce plausible ?

Cela ne pourrait-il pas entraîner une levée de boucliers ou de sabres ?

Est-ce que cela ne serait pas à l’origine du massacre de MBane ?

Il faut imaginer cela en plus dans un contexte où la population est en général insuffisamment informée et plutôt sujette à une certaine méfiance sur cette autorité coloniale.

Il se trouve que la situation va s’aggraver après le départ de l’autorité coloniale, car la nouvelle autorité du Sénégal, à savoir l’Etat du Sénégal a adopté la même loi.

Les fonctionnaires investis de la gestion du patrimoine de l’Etat du Sénégal, vont être les délivreurs des titres de propriété des terres avec la même procédure.

C’est ainsi qu’ils ont attribué beaucoup de terres à des demandeurs au détriment des propriétaires légitimes, occasionnant ainsi des révoltes et des massacres. Il y a le cas de MBaane.

Est-ce qu’il n’aurait pas été plus sage de faire une enquête et de délivrer tout simplement un titre de propriété au propriétaire légitime ?

Cela ne serait-il pas plus juste ?

Cela ne serait-il pas plus facile ?

Cela ne serait-il pas plus générateur de paix ?

Pendant que l’on se bat à feu et à sang sur le terrain, l’auteur de cette situation reste insoupçonné dans son bureau.

Est-ce normal ?

L’Etat n’aurait-il pas mieux fait de retenir de n’intégrer dans son Domaine National que les terrains trouvés sans propriétaire après enquête ?

Voilà une loi qui a fait beaucoup de mal à la population sénégalaise, surtout au niveau des paysans. Combien d’entre eux ont risqué leur vie pour défendre leurs terres devant les forces des autorités étatiques et y ont laissé leur vie ou subi des dommages corporels handicapants ?

Combien se sont ensuite retrouvés sans leur outil de travail et par conséquent sans source de revenu pour nourrir leur famille ?

Qu’attend-on pour abolir cette loi et la refaire autrement d’une manière plus juste et plus susceptible d’une source de paix dans le pays ?

Ne devrait-on pas vivre une atmosphère de confiance, de tranquillité et de paix dans ce pays ?

Or, la méfiance reste encore installée.

Quand quelqu’un fait des démarches pour se faire régulariser sa terre, il faut éviter que l’autorité bloque son dossier au profit d’un autre, après avoir pris connaissance du caractère intéressant de cette terre.

On a besoin de disposer de sa terre et de l’exploiter tranquillement sans être sous la menace d’une expropriation.

On a ainsi besoin de développer l’agriculture, l’élevage, la pêche et les mines dans ce pays, et dans la paix. N’est-ce pas légitime ?

Il est donc question d’abolir cette loi et de la repenser au bénéfice de la population sénégalaise dans le respect des droits humains.

Melilla 2022-06-25 : Que faut-il en apprendre ? Il faut absolument une solution ! Il faut débloquer le développement économique

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Pour ne plus voir ces images douloureuses


Pourquoi ces images douloureuses ?

Parce que les jeunes disent qu’ils ne trouvent pas de travail en Afrique, et au Sénégal en particulier ?

Pourtant, le Sénégal est un pays, où beaucoup de choses sont à faire ?

Comment en est-on arrivé là ?

Il faut savoir que le socle de tout développement passe par l’agriculture, les produits de la mer, l’élevage, les minerais.

Or l’Afrique en regorge.

Si on les exploitait normalement, on n’aurait pas besoin d’aller en Europe. On se contenterait de voyager à l’intérieur de l’Afrique, chaque pays ayant ses spécificités.

Pour le Sénégal, c’était l’arachide, le coton, le poisson, les phosphates. ….

Cela signifie que si tous les pays africains se mettaient ensemble avec une bonne formation, ils pourraient prétendre être une grande puissance comme les Etats Unis d’Amérique.

C’est un défi à relever !

Comment y arriver ?

Il faut savoir d’abord qu’il y a des erreurs qu’on doit corriger sur les fondements de notre économie, à savoir l’arachide, le coton, le poisson et les phosphates. Il faut les corriger pour que notre économie se redresse et que des emplois se créent automatiquement.

  • Il y a des erreurs sur l’arachide et le coton et il faut les corriger pour que cela offre beaucoup d’emplois.
  • Il y a des redressements à faire sur la pêche pour qu’elle offre beaucoup d’emplois.
  • Il y a des redressements à faire sur le phosphate pour qu’il offre beaucoup d’emplois.
  1. L’Arachide

Parmi ces erreurs sur l’arachide, on peut compter le fait que sa clientèle, qui est principalement de l’huilerie, est détenue par l’Etat qui n’est pas assez doué pour gérer une telle société à caractère commercial et privé. Ceci constitue un goulot d’étranglement et bloque le développement libre de l’arachide au Sénégal.

L’idéal serait que les huileries soient détenues par les cultivateurs comme actionnaires prioritaires pour leur donner plus de motivation pour la production de l’arachide.

Au lieu de vendre ces sociétés à des étrangers, il vaut mieux les vendre aux cultivateurs.

La condition importante sera que ces huileries seront réparties en plusieurs sociétés devant entrer en concurrence comme du temps où elles étaient détenues par des étrangers européens.

On croit que l’arachide n’est plus d’actualité, mais que si, de même que le blé de l’étranger.

En effet il suffit de se souvenir que la production d’arachide était importante et qu’elle était transformée en grande partie par des usines détenues par des sociétés privées différentes, se faisant la concurrence et qui étaient :

  • La SEIB de Diourbel
  • La SODEC de Lyndiane
  • La SEIC de la Casamance
  • L’usine PETERSEN à Dakar
  • L’Usine Lesieur à Dakar

Chacune de ces sociétés était puissante et offrait des emplois.

L’Etat qui les a regroupées avec la SONACOS croyant y trouver une manne, a commis une erreur, et de plus, il n’est pas apte pour gérer une société à caractère commercial.

Il faut corriger cette erreur.

 L’Etat doit vendre ces huileries aux cultivateurs mais séparément pour qu’elles se mettent en concurrence.  Alors ces cultivateurs se chargeront de trouver le staff nécessaire et seront plus motivés pour produire beaucoup plus d’arachide.

Ces usines étaient approvisionnées par le biais de sous-traitants qui allaient vers les cultivateurs en leur faisant des offres d’une manière concurrentielle, non seulement par des prix intéressants mais également par la proposition de vivres de soudure, ainsi que de besoins en produits manufacturés sous forme de prêt à rembourser après la récolte.

On pouvait donc noter une certaine motivation au niveau des cultivateurs.

Or la SONACOS n’a pas su continuer cette motivation et s’est plutôt érigée en puissance d’Etat devant imposer entre autres ses désidératas dont le prix de vente du produit. Ce n’est pas sa vocation.

Pourquoi la SONACOS a vu le jour ?

Après les indépendances, il était question qu’un pays autonome puisse disposer d’entreprises locales détenues par des nationaux, de façon à permettre une participation de leur bénéfice au développement du pays (plus de retombées dans le pays).

C’est ainsi que les entreprises françaises qui ne l’entendaient pas de cette oreille devaient céder leur patrimoine à l’Etat du Sénégal. C’était en général toutes les usines qui faisaient de l’huile.

  • L’Etat qui a alors commis l’erreur d’ignorer qu’une production industrielle ne saurait être entre ses mains, et qui y voyait plutôt une aubaine, a regroupé toutes ces usines d’huilerie sous une seule société nationale dénommée la SONACOS, détruisant de facto l’état de concurrence qui devait caractériser une telle industrie.
  • La deuxième erreur était de ne pas chercher à motiver les cultivateurs sinon à les contraindre à vendre à la SONACOS leur récolte à des prix fixés à l’avance par l’Etat même, unique acheteur.

Eh bien cela s’est tout simplement soldé par une baisse progressive de la production ainsi qu’à la décadence de ces usines souvent confrontées à des contraintes politiques. La production qui dépassait le million de tonnes dans les années 60 n’arrivait plus à dépasser un demi-million. En ce moment où l’on se targue d’atteindre un million de tonnes, on devrait se souvenir que ceci avait lieu plus de cinquante ans avant.

  • Une troisième erreur a été de les privatiser de nouveau mais en les confiant ensemble à un seul opérateur privé. Cela a été une grosse erreur. Cet opérateur qui ne devait chercher que son profit propre, n’y est certainement pas allé du dos de la cuillère, sans s’intéresser à la motivation des cultivateurs dont le nombre avait dû certainement baisser, et pensant plutôt devoir agir comme la SONACOS.
  • Une quatrième erreur a été de les renationaliser en confiant la société à des hommes politiques dont la compétence est inadaptée à une telle activité.

Eh bien ceci constitue encore de nouveau, une source de mauvais fonctionnement de l’industrie de l’arachide.

Il faut redresser la barre et cela pourrait créer beaucoup d’emplois.

  • Il convient donc d’agir avec patriotisme et faire preuve d’imagination. L’industrie arachidière doit être privée et sénégalaise, mais doit faire l’objet de plusieurs sociétés privées, avec la participation de tous les sénégalais, et particulièrement des cultivateurs qui devront y acquérir des actions, dans un souci de motivation.

Ce sont ces genres de sociétés qui méritent d’être cotées en bourse et susciter la concurrence.

  • C’est ainsi que l’Usine de la SEIB doit faire l’objet d’une société autonome affectée en majorité aux cultivateurs de la région de Diourbel
  • L’Usine de la SODEC doit faire l’objet d’une société autonome affectée en majorité aux cultivateurs de la région du Sine Saloum
  • L’Usine de la SEIC doit faire l’objet d’une société autonome affectée en majorité aux cultivateurs de la région de Casamance
  • L’Usine de Dakar (ancienne Lesieur) doit faire l’objet d’une société autonome affectée en majorité aux cultivateurs de toutes les régions du Sénégal

Toutefois, tout sénégalais désireux de participer dans chacune de ces sociétés devrait être en mesure de le faire en achetant des actions.

Ainsi ces sociétés devraient entrer en concurrence comme cela se faisait, et les cultivateurs du pays pourraient y trouver une source de motivation. Ceci pourrait  donner à l’arachide son lustre d’antan ou même plus.

Le cultivateur pourrait avoir un bénéfice en vendant sa récolte à l’usine dont il est actionnaire et gagner des dividendes sur les bénéfices de celle-ci.

Il convient de savoir que l’arachide est un socle crucial pour l’enrichissement du Sénégal, et pour bâtir les fondements du développement de ce pays. Il faut savoir également que les dires de ceux qui cherchent à décourager cette culture semblent manquer de patriotisme, à moins de provenir d’ignorants. Le problème souvent évoqué de l’aflatoxine ne serait qu’une question de conservation et servirait plutôt d’épouvantail pour décourager l’économie du pays.

Il faut refuser cela.

L’arachide est une richesse à la fois industrielle et culturelle pour le Sénégal, qu’il convient de maintenir avec ses nombreux corollaires, dont la perte pourrait instaurer un chaos destructeur dans le tissu industriel du pays.

En effet chacune de ces sociétés pourrait faire :

  • de l’huile, (l’huile d’arachide étant plus saine que ces huiles dont on ignore les origines)
  • du savon,
  • des tourteaux pour l’alimentation du bétail
  • des pâtes d’arachides grillées (tigué dégué) qui pourraient entrer dans beaucoup de pâtisseries,
  • des biscuits
  • ainsi que des cacahuètes bien emballées à vendre à l’étranger.

Le sachet de 100 g

  • Ces usines pourraient avoir plusieurs branches pouvant même inclure l’industrie des noix de cajou.

Pourquoi ne pas prendre comme exemple un pays comme les Etats-Unis dont certains de ses Etats (Texas, Georgia…) se font champion dans cette culture ? Suivons ces vidéos ci-dessous (disponible sur YouTube) pour nous rendre compte de ce que l’on peut faire avec l’arachide de la ferme à l’usine, ainsi  que l’importance qui lui est encore donnée !

 

 

La concurrence pourrait faire de sorte que chaque société fasse preuve d’imagination pour d’autres produits pouvant intéresser sa clientèle. Qu’elles rivalisent alors en matière de création nouvelle !

Précaution importante : Toutefois, l’Etat devra éviter de donner un chèque à blanc en matière de foncier. Aucune transaction foncière ne devrait être permise. Il convient en effet d’éviter que des infiltrations mal intentionnées ne s’y adonnent à des spéculations foncières, telles que hypothèque, vente, ou autre forme d’aliénation. Un bail renouvelable sera tout simplement servi et admis. Les actionnaires devront trouver d’autres formes de garanties ou cautions pour avoir le financement dont ils auront besoin. En fait pour quelqu’un qui veut travailler cela ne devrait pas poser de problème majeur.

Il faut y adjoindre le maraîchage en aidant les cultivateurs à s’équiper de forage pour des cultures en toute saison. L’agro-industrie correspondante devrait suivre le même sillage et serait alors plus prospère.

2. Le Coton

Dans le sillage de l’arachide, les usines de coton comme la SODEFITEX doivent prévoir des parts d’actions pour les cultivateurs de coton et pour tous les sénégalais.

Les usines de filature, de fabrication des tissus en coton telles que l’ICOTAF, la SOTIBA doivent renaître sous des formes plus modernes.

3. Les phosphates

La société des phosphates de Taïba s’est trouvée en difficulté, au point d’avoir été absorbée par les ICS (Industries Chimiques du Sénégal).

Cette dernière fabrique de l’engrais avec le phosphate de Taïba extrait sous contrôle étranger, transporté par un long train régulièrement rempli, faisant des va-et-vient journaliers entre Taïba et le port de Dakar. De grandes quantités d’engrais sont ainsi emmenées vers l’extérieur pendant que l’on importe de l’engrais pour les cultivateurs du Sénégal. Est-ce normal ?

Vraisemblablement les cultivateurs du Sénégal devraient avoir des parts d’actions dans la société des ICS tout simplement.

4. Le Poisson

Il est grand temps que les jeunes pêcheurs du Sénégal puissent disposer de grands bateaux pour la pêche.

L’Etat devrait leur affecter une part dans le budget du pays (à rembourser) pour l’acquisition de chalutiers et en les épaulant.  Il faudrait progressivement en doter les pêcheurs de Saint-Louis, de Lompoul, de Kayar, de Soumbédioune, de Hann, de Thiaroye, de Bargny, de la petite côte, de Mbour, de la Casamance etc….

Cette pêche devrait être appuyée par des usines de conservation et de transformation et notamment de mise en conserve (sardine et gros poissons). Les usines de mise en conserve devraient utiliser de l’huile d’arachide et élargir la clientèle de l’arachide.

5. Corollaires et Conclusions

Le problème réel est que l’économie résulte d’un mauvais schéma au départ, dû à une méconnaissance du chemin à suivre d’une part, mais d’une recherche précipitée de rente pour l’Etat d’autre part. L’Etat ne doit pas gérer une société à caractère commercial productrice de richesses.

On a vu qu’un certain nombre de sociétés de l’époque laissées par des colons privés et qui devaient être détenues par des sénégalais privés ont tout simplement été sous la coupe de l’Etat, avec bien entendu les insuffisances sur les réflexes nécessaires pour la gestion de telles entreprises. Ceci s’aggravant par une gestion non débarrassée de l’égoïsme humain, surtout quand elle est entre des mains politiques, le résultat est que la plupart de toutes ces sociétés ont périclité, sinon toutes.

Il convient donc de remettre les pendules à l’heure.

Si ces corrections sont bien faites, il pourrait en résulter une atmosphère de prospérité, avec beaucoup de perspectives en matière d’emplois de qualité pour les jeunes.

Il faut tout simplement noter que l’Etat n’est appelé à gérer que des services publics, et au moindre coût pour qu’ils servent de leviers pour le développement du secteur de la production de richesses.

Ceci concerne la sécurité, la santé, l’éducation, les utilités publiques que sont l’eau, l’électricité, le téléphone, le transport de masse, la poste…

Les sociétés productrices de richesses doivent être entre des mains privées à participation majoritairement sénégalaise, et dans un climat de concurrence, étant entendu que l’Etat y détient d’emblée une part importante à hauteur de l’impôt sur le bénéfice (25% actuellement).

Tout investisseur étranger devrait être accompagné par des participations majoritairement sénégalaises. Les participations sénégalaises contribuent à l’augmentation du PIB (Produit Intérieur Brut).

L’Etat doit savoir que c’est ce secteur de production de richesses qui l’approvisionne et qui augmente le PIB.

L’Etat doit en particulier savoir qu’en tant qu’actionnaire d’office dans les sociétés privées, il est de son devoir de les épauler.

Il doit alors apprendre à ses fonctionnaires à les gérer convenablement dans un souci patriotique et non dans un intérêt personnel. Ceci doit viser particulièrement les fonctionnaires chargés de prélever l’impôt, afin qu’ils évitent d’instaurer le découragement dans le développement des sociétés privées. Ils doivent surtout éviter des pratiques manquant de patriotisme et de courtoisie, pouvant même aboutir au découragement et à l’élimination définitive d’entreprises naissantes.

Un fonctionnaire digne de ce nom doit être patriotique et  doit savoir aider son pays en l’aidant à élargir sa source d’alimentation qui se trouve être le secteur privé dans lequel l’Etat est de facto actionnaire à environ 25%.

Pourquoi ne pas encourager la prolifération de telles entreprises dans le pays ?

Pourquoi ne pas les épauler et non attendre qu’elles commettent des erreurs pour chercher à leur appliquer des pénalités et à les mener au découragement ?

Pourquoi étouffer de telles entreprises naissantes dans l’œuf ?

Un peu plus de patriotisme serait nécessaire.

Rentabilité d’une utilité publique

 

On a souvent tendance à mesurer la rentabilité d’un projet en faisant une comparaison entre les rentrées d’argent prévues lors de son exploitation, par rapport aux dépenses d’investissement et d’exploitation qu’il implique.

Il convient cependant de noter que quand il s’agit d’une utilité publique, la rentabilité n’est pas directe.

En effet, une utilité publique n’a pas pour vocation de créer de la richesse propre, par elle-même, mais d’accélérer les activités économiques créatrices de richesse dont celles du secteur privé particulièrement.

Les rentrées d’argent ne vont pas concerner directement l’utilité publique en elle-même mais toute l’activité économique qu’il accélère du fait de son caractère transversal.

C’est pourquoi c’est un levier de développement.

Sa vocation est de rester pérenne, et de servir de support et d’actionneur pour les acteurs du PIB (du secteur privé en particulier ainsi que de tous les autres), lesquels se trouvent être sa clientèle, pour le bon fonctionnement de toute l’économie.

Il doit satisfaire complètement la demande des acteurs du PIB dont la croissance correspondante doit être suffisante pour rembourser ses dépenses et investissements dans les délais prévus.

Si la demande des acteurs de ce PIB pour l’utilité publique concernée augmente, il devrait s’en suivre une augmentation de l’utilisation de cette dernière ainsi que de sa marge bénéficiaire.

Il convient toutefois de noter que dans le cas d’un service public comme la santé, on  ne souhaiterait pas avoir beaucoup d’activités, le maximum de qualité étant cependant requis.

De même, concernant l’éducation, la sécurité, les médias d’Etat, ainsi que les loisirs (parcs, patrimoines culturels, …), il convient de les traiter comme des services nécessaires que l’on gère tout simplement à la hauteur des besoins ressentis. Il s’agit à la fois de services pouvant constituer une finalité consommant le PIB, et pouvant aussi le motiver.

S’agissant par ailleurs des utilités publiques comme l’eau, l’électricité, le téléphone, le transport, la poste, il faut les considérer comme des outils absolument nécessaires à la croissance du PIB qui doit alimenter toutes les dépenses du pays. On devrait alors pouvoir mesurer la rentabilité de ces utilités publiques eu égard à leur capacité à satisfaire cette finalité qui leur est dévolue. Bien entendu, ces utilités publiques comportent aussi un côté bien être pour l’homme qui doit toutefois être satisfait après leur rôle principal consistant à promouvoir le PIB.

Il faut aussi noter qu’entre ce PIB et les recettes fiscales de l’Etat, il y a une corrélation qui se situe aux environs de 15% pour le Sénégal et certains pays d’Afrique, alors qu’il peut atteindre des valeurs supérieures dans d’autres pays.

Ainsi donc, l’augmentation de la demande, pour une utilité publique, devrait entraîner celle de la croissance du PIB et parallèlement, celle des recettes fiscales de l’Etat. Ceci est très important à savoir.

Par conséquent, si cette demande des acteurs du PIB est entièrement satisfaite et que la croissance correspondante de ce PIB est suffisante pour rembourser l’investissement de l’utilité publique ainsi que ses dépenses, le projet peut être considéré comme rentable pour l’économie globale.

Il reste cependant que la gestion de cette rentabilité dépend de la méthode retenue par l’Etat. Le remboursement du financement peut être assuré par le service public concerné, entièrement ou partiellement, l’Etat en garantissant l’effectivité complète par une subvention éventuelle.

Il faut noter par ailleurs que les tarifs du service  public sont normalement régis par la méthode du moindre coût, qui voudrait que le coût de revient correspondant soit géré avec le maximum d’économie, en restant aussi faible que possible avec toutefois un maximum de qualité. Il y a ensuite que la marge entre le tarif retenu par l’Etat et ce coût de revient est ensuite régulée avec des normes qui définissent sa quantification et sa redistribution pour le bon fonctionnement de l’économie globale. Il peut s‘en suivre ainsi la dotation de fonds spéciaux comme un fond de préférence qui pourrait servir à venir en aide à des activités économiques en difficulté (même privées) pour veiller à un fonctionnement cohérent, synchronisé et accroissant de l’ensemble de l’économie.

Cette méthode du moindre coût voudrait ainsi que les acteurs du PIB utilisent l’utilité publique au maximum. Il en découle alors plus de croissance et également plus de recettes fiscales, ceci mettant l’Etat beaucoup plus à l’aise, pour faire face à la nécessité d’éventuelles subventions au bénéfice des services publics. Ceci devrait permettre à l’Etat de doter un fonds destiné à subventionner un quelconque service public qui en aurait besoin.

Si toutefois la marge entre le tarif imposé au service public et le coût de revient est suffisante après remboursement des termes de l’investissement ainsi que des dépenses d’exploitation, la rentabilité revêt un caractère autonome pour ce service public concerné qui ne devrait pas alors avoir besoin de subvention.

Néanmoins, un compte destiné à subventionner un service public se trouvant dans le besoin pourrait et devrait même toujours être ouvert pour garantir d’éventuels aléas.

Un indicateur important est alors le rapport du PIB escompté sur la consommation de l’utilité publique concernée.

L’augmentation de cet indicateur par rapport à ce qu’il était avant sa réalisation, correspond à une croissance du PIB.

Si ce rapport baisse, cela pourrait signifier une mauvaise utilisation de l’utilité publique concernée par l’activité économique. Mais en particulier, cela pourrait signifier une utilisation insuffisante de cette utilité publique du fait d’un tarif élevé, ceci étant absolument à éviter. Car cela correspondrait à un investissement insuffisamment utilisé et par conséquent absurde.

Il convient donc de veiller à ce qu’une utilité publique fasse l’objet d’un maximum d’utilisation et que son impact se sente positivement sur l’évolution du PIB.

De ce fait, on pourra lier l’augmentation de sa consommation à celle du PIB.

Pour ce faire, il faut surtout veiller à ce que son tarif soit accessible au maximum aux acteurs de l’activité économique. Autrement, cette utilité publique risque de se comporter comme un luxe à destination d’une certaine catégorie, et va alors perdre son sens.

Ainsi la croissance du PIB résultant de l’utilisation massive de l’utilité publique renseigne certainement sur la rentabilité de cette dernière pour le pays.

Dans le cas d’une fourniture d’énergie électrique, le rapport du PIB sur la quantité consommée par le pays, constitue un indicateur mesurant la part d’impact de l’électricité dans l’économie.

Appelons ce rapport PIB/kWh.

Si les acteurs de l’activité économique travaillent efficacement avec cette électricité, le PIB devrait augmenter soit du fait de la demande en kWh, soit du fait de l’efficience des activités.

Et à fortiori, il en est davantage si ce rapport augmente.

Si ce rapport est constant, alors que la consommation électrique augmente, on pourrait en déduire une sensibilité constante du PIB à une augmentation de la demande de l’utilité publique.

Il s’avère alors opportun de veiller à une satisfaction soutenue de la demande pour une croissance du PIB.  L’augmentation correspondante du PIB devrait être égale à la valeur de ce rapport PIB/kWh multipliée par l’augmentation de la consommation d’énergie. Ainsi le PIB pourrait continuer à croitre, eu égard au taux d’accroissement annuel de la consommation d’énergie, à hauteur de la capacité due par le nouveau projet.

Si maintenant ce rapport augmente, cela pourrait signifier que l’activité économique devient plus sensible à l’utilité publique et qu’elle changerait de niveau. Par conséquent un renforcement de la capacité de cette utilité publique constituerait un atout majeur pour une croissance notable du PIB.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que si la valeur de cette augmentation du PIB dépasse le coût d’investissement ajouté aux coûts d’exploitation sur cette période, le projet devrait être rentable.

Si par contre, ce rapport baisse, cela devrait donner lieu à inquiétude et faire appel à un audit pour en déterminer les causes. Parmi celles-ci, on peut noter un tarif très élevé poussant l’activité économique à ne pas en faire usage.

En conclusion, la caractéristique d’une utilité publique se singularise par un tarif au moindre coût qui voudrait qu’elle fasse l’objet d’une forte utilisation pour donner lieu à une grande retombée sur l’économie du pays tout en s’exploitant avec le minimum de dépense.

C’est ainsi que s’agissant d’une infrastructure comme l’autoroute à péage ou le TER ou encore le pont de Foundiougne, la rentabilité ne réside pas sur un retour rapide de l’investissement, mais sur une utilisation massive devant se répercuter positivement sur le PIB du pays. Ce n’est pas l’ouvrage en lui-même qui devrait assurer absolument le retour de son investissement mais le PIB du Pays. Ceci pouvant tout simplement résulter du gain de temps rendant le rapport de l’activité économique sur une période, beaucoup plus élevé qu’avant, et par conséquent la retombée économique correspondante. La récupération fiscale pourrait alors se faire sur l’activité marchande du pays qui devrait s’améliorer par effet d’échelle, et servir de subvention pour aider l’utilité publique en cas de difficulté.

A propos de délégation de service public

 

Le service public, c’est toutes les activités administratives, économiques et sociales qui doivent être assurées par l’Etat, pour un bon fonctionnement du pays.

Il inclut tout le secteur public ainsi que les utilités publiques.

On va y trouver la sécurité, l’éducation, la santé, mais également les utilités que sont l’eau, l’électricité, le téléphone, les routes, les chemins de fer, la poste …

On pourra manifestement interpeller le secteur public quand il va s’agir de faire un parallèle avec le secteur privé dans l’activité économique du pays.

Tout cela profite à la population qui en est l’actionnaire unique.

Toutefois, c’est une entreprise où l’on ne cherche pas à faire du profit, pour des marges bénéficiaires  à l’infini, mais tout simplement à satisfaire la demande de la population dans la pérennité. Pourquoi ?

Parce que tout simplement, il s’agit d’un outil dont chaque citoyen doit disposer pour réaliser une activité génératrice de revenu et participer dans la construction du pays. C’est un levier permettant globalement d’accélérer l’enrichissement du pays.

Ceci bien compris, la marge bénéficiaire éventuelle en découlant doit servir à assurer une réserve de sécurité pour aléas, ou doit être réinjectée dans le tissu économique et social de manière à soutenir le développement du pays dans sa globalité.  Ceci, dans un esprit de solidarité économique.

  • Bien entendu, l’acquisition du service peut être apparemment gratuite ou payante.

Mais il convient de savoir que  dans le service public, tout est payant pour assurer la pérennité du système, sauf que le paiement peut être imperceptible, collectif ou individuel.

L’Etat s’organise pour faire les différenciations nécessaires, eu égard à certains critères, dans un souci de solidarité et de vie collective.

  • Dans le principe, seuls les usagers auront à payer manifestement. Cependant, tout le monde paie, même si la participation est invisible, compte tenu du fait que ceux qui ne sont pas dans le besoin présentement, pourront l’être un jour.
  • L’autre principe est que, d’une manière générale, ceux qui ont plus de moyens paient plus.

Voilà donc en gros les principes de fonctionnement du service public.

Ceci dit, un service public doit être assuré par l’Etat.

Toutefois il peut arriver que cet Etat soit dans l’impossibilité de le faire par insuffisance de compétence dans le domaine, ou parce que très sollicité par ailleurs.

Il s’offre à lui alors trois façons légales de le faire :

  1. La Concession
  2. L’affermage
  3. La régie intéressée
  • Dans le cas d’une Concession, l’Etat confie la gestion du service à une société à caractère privé, dans des conditions définies dans un contrat transparent. Cette société aura la liberté de sa gestion tout en restant dans le cadre des conditions du contrat et s’occupera de chercher son financement. Elle n’aura le droit de s’accorder une marge bénéficiaire, que compte tenu d’un processus d’alimentation de fonds imposés suivant les conditions décrites au contrat, (fonds de préférence, fonds d’intervention, fonds de renouvellement, etc…) dans un but de réinjection dans le tissu économique et social. L’Etat jugera de ce qui lui reviendra de droit comme bénéfice conformément au contrat.
  • Dans le cas d’un affermage le système est similaire sauf que l’Etat crée un démembrement en tant que société de patrimoine qui veille sur ses intérêts et qui va confier certaines tâches à une société privée pour la rémunérer par une partie du tarif, avec des avantages ou des pénalités déterminés dans le contrat. Normalement dans ce cas, c’est l’Etat qui fait les dépenses et encaisse les fonds, desquels il rémunère la société privée par la qualité de son travail.
  • Dans le cas d’une régie intéressée, il y a également une similarité, eu égard à la spécificité du domaine, sauf que la société privée est un prestataire dans tout ou partie des activités, et est rémunérée d’une manière intéressée suivant la qualité et l’importance des résultats obtenus. Un exemple typique pourrait être celui de faire des relances pour le recouvrement de factures impayées.

Ceci dit il convient d’en tirer qu’il y a une similarité dans les trois cas compte tenu de la spécificité du travail à faire.

Cependant, dans tous les cas, la délégation de gestion doit toujours privilégier l’intérêt général, c’est-à-dire l’intérêt de la population qui se trouve être l’unique actionnaire d’un service public et faire l’objet :

  • d’un contrat avec des conditions techniques, financières et administratives bien définies,
  • d’une surveillance scrupuleuse de la part de l’Etat,
  • d’un maximum de transparence au bénéfice de l’intérêt général.

Un tarif à la portée de la population étant fixé, il peut alors y avoir une marge bénéficiaire. Cette marge appartient à cet actionnaire unique qu’est la population qui achète en même temps le produit et qui pourra recevoir ses dividendes par une baisse des prix tout simplement.

Par ailleurs, le démembrement de l’Etat qui est obligé de faire cette délégation doit prendre toutes les précautions nécessaires dans le contrat pour que l’intérêt général soit la priorité, pour ne pas tomber dans un cas de délit d’initié.

En effet, la gestion d’un service public doit se faire sans marge bénéficiaire à empocher par un individu, si ce ne sont les salaires, primes ou autres avantages, ou réserve pour aléas bien définis au préalable, ou fonds à alimenter, ou la rémunération de la société privée de gestion. Il convient alors de noter qu’on doit éviter que cette rémunération ne fasse l’objet d’un calcul visant des intérêts particuliers, avec une ampleur pouvant nuire à l’intérêt général. Ce serait immoral.

La nécessité de la délégation du service public doit s’avérer indispensable.

On doit toujours mesurer cette nécessité et son efficience. Si le démembrement de l’Etat est en mesure de faire le travail, pourquoi recourir à une société privée d’exploitation qui ne ferait qu’augmenter les charges et même entraîner une hausse des tarifs ?

Or on mesure souvent la performance d’une société délégataire en se focalisant sur le côté financier, par le chiffre d’affaire ou la marge bénéficiaire. Ceci seul, peut donner suite à des effets nocifs sur la population et le développement du pays. C’est pourquoi, il convient d’y associer les performances suivantes que sont :

  • La pérennité du service
  • La bonne qualité du service

Pour ce faire, il faut veiller à assurer :

  • un bon rendement des équipements
  • une bonne disponibilité des équipements
  • un bon traitement de la clientèle
  • un coût de revient optimisé

Ce coût de revient optimisé (c’est-à-dire le plus bas possible avec le maximum de qualité) va donner lieu par rapport au tarif en vigueur une marge acceptable légale qui pourra servir suivant son importance :

  • à financer l’extension du service
  • à financer même d’autres secteurs nécessiteux de l’économie
  • à récompenser les travailleurs par des primes de rendement
  • à alimenter des réserves pour d’éventuels aléas ultérieurs
  • à alimenter des fonds pour une meilleure stabilité de l’économie du pays

Ceci peut donc s’appliquer à beaucoup d’utilités publiques comme le transport de masse, l’électricité, l’eau, le téléphone, la poste etc….

  • C’est ainsi que dans le cas du TER où l’on fait cas d’une société publique de patrimoine ainsi que d’une société publique d’exploitation, les mesures suivantes pourraient être prises, en vue d’un coût de revient minimisé avec le maximum de qualité :
  • Une surveillance de la disponibilité
  • Une surveillance du rendement des machines
  • Une surveillance des dépenses
  • Une surveillance des recettes

 

  • Pour une surveillance de la disponibilité, il convient de noter les heures d’indisponibilité des équipements et de les rapporter aux heures de l’année. Ce rapport devra régulièrement être calculé et surveillé et renseigne sur la bonne maintenance et l’entretien des machines et par conséquent sur la préservation de l’outil de production. Sa différence en plus ou en moins par rapport à une référence définie dans le contrat pourrait donner lieu à des gratifications ou à des pénalités.

Il appartient également à l’exploitant de surveiller les heures de fonctionnement et de procéder aux mesures de maintenance définies par le constructeur.

 

  • Pour une surveillance du rendement des machines, il convient de relever périodiquement, en présence des représentants de l’Etat et de la société de gestion :
    • Les kilomètres parcourus
    • Les kilowattheures consommés lors des fonctionnements électriques
    • Le carburant consommé lors des fonctionnements thermiques

Le rapport entre les kilowattheures ou la masse de carburant sur les kilomètres parcourus renseigne sur le bon rendement des machines qui doit être préservé.

Il doit alors être défini dans le contrat comme norme à ne pas dépasser :

  • La référence en matière de consommation de kilowattheures par kilomètre
  • La référence en matière de consommation de grammes de carburant (ou même de chaleur en thermie) par kilomètre

Le calcul régulier (mensuel, trimestriel ou semestriel etc…) des consommations de kilowattheures et de carburant par kilomètre comparé aux valeurs de référence pourrait donner une bonne appréciation de l’exploitation technique et permettre de définir des primes à distribuer ou des pénalités à appliquer.

  • Pour une bonne surveillance des dépenses et des recettes, une planification mensuelle pourrait être établie et permettre de veiller sur les dérives.

Cela pourrait concerner les dépenses :

  • en électricité
  • en carburant
  • en matière de salaires
  • en matière de frais généraux
  • en matière de déplacement et missions particulières
  • etc….

Une telle méthode pourrait certainement sauver l’outil de travail et assurer la qualité de service avec une certaine pérennité. Bien entendu, cela aboutit à la bonne santé de la gestion du service.

 

 

  • Dans le cas d’une société de distribution de l’énergie électrique, on doit faire la même chose compte tenu de sa spécificité, en vue d’obtenir un coût de revient minimisé avec le maximum de qualité :

 

  • Pour une surveillance de la disponibilité, il convient de noter les heures d’indisponibilité des équipements et de les rapporter aux heures de l’année. Ce rapport doit être surveillé et comparé à une norme de référence définie dans le contrat, compte tenu d’une certaine tolérance et renseigne sur la bonne maintenance et l’entretien des machines. Des différences en plus ou en moins devraient entraîner des gratifications ou des pénalités.

Il appartient également à l’exploitant de surveiller les heures de fonctionnement et de procéder aux mesures de maintenance définies par le constructeur.

 

  • Pour une surveillance du rendement des machines, il convient de relever régulièrement :
    • Les kilowattheures produits
    • Les combustibles consommés

Il doit alors être défini dans le contrat comme norme à ne pas dépasser :

  • La référence en matière de consommation de grammes de combustible (ou même de chaleur en thermie) par kilowattheure produit.

Le calcul régulier des consommations de combustible par kilowattheure comparé aux valeurs de référence pourrait donner une bonne appréciation de l’exploitation technique et permettre de définir des primes à distribuer ou des pénalités à appliquer.

En finalité cela aboutit à la préservation de l’outil de production ainsi que de ses performances.

  • Dans le cas de l’eau et du téléphone une analogie doit être faite pour adopter le même système de surveillance.
  • Voilà donc des dispositions explicites permettant une surveillance assez acceptable des utilités publiques.

A propos de nos investissements

Le développement économique s’accompagne toujours d’avantages et d’inconvénients. Si l’on élimine les inconvénients et les industries productrices en même temps, on aura fait un pas en avant et un pas en arrière.

On pourrait se souvenir de ces pensées philosophiques qui disaient :

  • qu’« il dépend de nous d’humaniser la technique».
  • qu’« à toute invention nouvelle, devront correspondre des dispositions nouvelles».

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A propos de BRT

Images YouTube de CETUD : https://youtu.be/7SU0ssyVy_0 

 

Comme expliqué, le BRT (Bus Rapide Transit) serait vraisemblablement intéressant.

Il convient cependant de se pencher sur son caractère réaliste.

Selon le CETUD, l’on pourrait quitter le centre ville et arriver à Guédiawaye en 47 minutes, pour un trajet de 19 km, en servant une trentaine de gares.

  1. Si gare signifie « arrêt de Bus », et que l’on soit amené à considérer en moyenne une minute et demie par arrêt, cela ferait déjà 45 minutes. Il ne resterait plus que 2 minutes sur les 47 pour parcourir les distances entre arrêts. Si le Bus fait ce trajet entre arrêts qui devrait faire 19 km en 2 mn, cela signifierait que sa vitesse moyenne serait d’environ de 9,5 km par minute soit 9.5 x 60=570 (km/h). Cela serait invraisemblable.

Il conviendrait de prendre en compte une vitesse réaliste, compatible avec le Code de la route qui prévoit une vitesse limitée à 50 km/h en ville, eu égard par ailleurs aux démarrages et aux ralentis, à proximité des arrêts.

Or vraisemblablement, on pourrait tabler sur une durée moyenne de 2 minutes au niveau de chaque arrêt.

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La privatisation de la Sonatel : Un précédent dangereux ?

I.               Contexte

Suite à des erreurs de gestion dans les années 90, le Sénégal s’est vu contraint de privatiser des services publics comme l’électricité, l’eau, et le téléphone.

La raison fondamentale serait qu’un privé se sentirait plus concerné par ses sous, et gérerait le service mieux qu’un représentant de l’Etat, qui serait moins soucieux du bon maintien d’un outil de production qui ne lui appartient pas.

Ces services publics se trouvent alors entre des antagonismes : Continuer la lecture de La privatisation de la Sonatel : Un précédent dangereux ?